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Pour se déplacer la voiture individuelle reste encore la Reine

Selon une récente enquête réalisée avec la participation de l’Observatoire société et consommation, qui a fuité dans la presse, 67 % des automobilistes interrogés déclarent ne pas avoir la possibilité de choisir leur mode de déplacement et cette absence de choix grandit à mesure que l’on s’éloigne des centres urbains, peu desservis par les transports urbains.

Actuellement, 32 % des ménages des grandes agglomérations disent ne pas avoir d’autres choix que la voiture pour se déplacer au quotidien, ce chiffre bondit à 83 % dans les communes rurales isolées, ce qui fait que la mobilité est devenue une source de fracturation territoriale.

L’utilisation de la voiture est tellement satisfaisante qu’aucune offre de transport en commun, aussi performant soit-elle, entraîne nécessairement un report sauf à déployer un bouquet de services de mobilité beaucoup plus divers.

C’est dans cette perspective que la métropole Orléans, forte de 282 000 habitants, répartis sur 22 communes, a fait de l’attention de cette fracture territoriale entre son centre urbain et ses communes périphériques, une priorité.

Il y a d’abord deux lignes de trams qui se croisent en centre-ville, plus trois lignes de bus express reliant la gare d’Orléans aux différentes zones situées au nord de son territoire et l’agglomération a développé un service de transport à la demande pour désenclaver les petites communes de l’Est, Résa’Est.

Les personnes de quatre communes ont la possibilité de réserver par téléphone ou Internet, jusqu’à 5 minutes avant leur déplacement, un bus qui viendra les chercher à l’arrêt le plus proche de leur domicile et la métropole envisage d’étendre le service à 3 autres communes.

Par contre, le service de covoiturage, lancé en 2017 à Orléans n’a pas eu le même succès que celui de Saint-Nazaire qui fonctionne depuis trois ans, avec le concours des entreprises et a été abandonné, mais il pourra être relancé en impliquant, cette fois-ci, lui aussi, les entreprises.

L’agglomération de Saint Nazaire, comme celle d’Orléans se sont aussi lancées en 2017 dans un service de location longue durée, jusqu’à un an, de vélos à assistance électrique, ce qui évite à avoir à aménager des stations.

Le vélo représente un gisement de mobilité inexploité, notamment pour des déplacements de moins de 5 km, soit 46 % des déplacements en zone périurbaine et 55 % en milieu rural.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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