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Pour l’entretien du réseau routier national, il aurait fallu dépenser 400 000 millions d’euros de plus par an

Aujourd’hui, il faudrait que l’État affecte plus d’un milliard d’euros par an à l’entretien et aux réparations du réseau national pour enrayer sa dégradation et assurer son bon fonctionnement, selon le récent audit réalisé à sa demande, par deux sociétés Suisses.

Le gouvernement actuel hérite d’une situation dont la responsabilité incombe à ses prédécesseurs et qui aurait pu être évitée, sans l’abandon de la taxe carbone qu’auraient dû payer les poids lourds qui évitent les autoroutes à péage, pour faire des économies.

L’effort nécessaire tombe mal, car le rail et le fluvial souffrent aussi d’un grave retard d’investissement, au moment où le gouvernement Macron, qui ne peut pas augmenter indéfiniment les impôts et les taxes qui handicapent par leur lourdeur notre économie, doit rétablir l’équilibre des comptes.

Tous moyens de transport confondus, il faudrait que l’État affecte au secteur des transports 3 milliards d’euros par an, contre 2,4 milliards en 2018, pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé et ce aux dires du Conseil d’orientation des infrastructures, le COI dans son rapport remis au gouvernement en début d’année.

Selon l’un de ses membres, la catastrophe de Gênes nous rappelle qu’avant de construire de nouveaux équipements, il faut que les anciens tiennent.

Même en abandonnant certains projets, il faudrait, selon le rapport du COI trouver de nouvelles recettes, en listant une série de solutions qui toutes se traduiraient par une augmentation des charges qui pèsent sur les Français qui se déplacent.

Une autre solution serait celle d’une taxe temporelle sur les poids lourds et les véhicules utilitaires de livraison, qui par rapport à la défunte éco-taxe, ne pénaliserait pas les territoires excentrés comme la Bretagne, dont les transporteurs se sont révoltés, en faisant plier le gouvernement de l’époque, au moment où tout était en place, prêt à démarrer.

Ce dispositif pourrait rapporter plus de 500 millions d’euros par an.

C’est dans ce contexte que la ministre des transports vient de rappeler qu’elle entendait présenter à la rentrée une loi de programmation des infrastructures, selon elle « notre sous-investissement a été manifeste, l’entretien est notre priorité dans le budget 2018 et ça se traduira pendant plusieurs années ».

L’enveloppe consacrée à la remise en état et à l’entretien du réseau routier prévoit 800 millions d’euros en 2018, a-t-elle ajouté, soit 100 millions de plus qu’en 2017, là où il en manque 400 millions.

Cet effort concerne le réseau national et il n’est pas question des routes départementales, dont de nombreuses routes nationales déclassées, pas toujours en bon état, dont l’entretien incombe aux collectivités locales.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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