Réflexions

Paris se dépeuple au profit de la province

Les comparaisons de l’INSEE portent sur les aires urbaines différentes de leurs limites physiques définies par la continuité du bâti.

Elle les définit « comme les zones d’influence des villes sur le territoire » en s’appuyant sur les trajets domicile-travail de la population des communes avoisinantes, qui oriente le choix de l’habitation de la population.

Avec cette approche, l’agglomération parisienne comptait 12,57 millions d’habitants au début de 2016, celle de Lyon 2,3 millions et Marseille-Aix en Provence 1,76 millions.

Cependant, on n’assiste pas à un mouvement de masse, mais à l’addition de choix personnels, pour changer de vie, pour un rapprochement familial mais aussi pour fuir la pollution qui, dans les grandes agglomérations devient de plus en plus pesante, ou encore le coût de l’immobilier, si la famille s’agrandit.

Force est de constater que la croissance de la population française entre 2011 et 2016, en cinq ans, a été portée par les grandes aires urbaines du pays, comme Lyon ou Bordeaux et dans une moindre mesure sur l’agglomération parisienne, dont la ville de Paris a perdu des habitants, selon les chiffres publiés par l’INSEE le 27 décembre, qui publie les chiffres officiels des populations des communes, départements et régions.

Selon le dernier recensement, la France, hors Mayotte, comptait 66,36 millions d’habitants au 1er janvier 2016, soit une croissance de 0,4 % par an, depuis 2011.

Cette croissance atteint entre 1,1 % à Rennes et 1,6 % à Bordeaux et Montpellier, mais c’est plus précisément dans les couronnes de ces grands pôles urbains que la croissance a été la plus marquée et pas dans les « centres-villes ».

Dans l’agglomération parisienne, la croissance démographique n’a atteint que 0,4 % par an, semblable à la moyenne nationale, alors que la région l’Île de France est plombée par le cas particulier de Paris, qui perd des habitants, dont la population a baissé de 0,5 % par an, soit une perte de 12 000 personnes chaque année, alors que la tendance était inverse avant 2011.

Depuis 2011, vingt-trois autres départements accusent aussi une baisse de leur population, qui profite aux départements des métropoles régionales de la façade atlantique, d’Occitane et d’Auvergne-Rhône Alpes, une croissance qui renforce des pôles urbains au détriment des petites et moyennes aires urbaines, ainsi que des campagnes isolées, que ne bénéficient pas de l’augmentation de la population, avec des pertes de populations qui dépassent annuellement 0,7 %.

Il appartient aux villes moyennes, mais aussi aux moindres communes de se rendre attractives, pour attirer des habitants qui cherchent à améliorer leurs conditions de vie.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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