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Pagaille à la Gare Montparnasse et responsabilités

Après la nouvelle pagaille à la Gare Montparnasse les deux entreprises publiques concernées se renvoient la balle.

Le trafic de la Gare de Paris Montparnasse a été totalement bloqué le plus grand week-end d’échange de voyageurs de l’année, cette fois-ci par manque de courant électrique, suite à l’incendie du seul transformateur qui alimente la gare et n’est toujours pas totalement rétabli, dix jours plus tard.

L’incendie d’un transformateur, même s’il est accidentel, n’est pas un cas de force majeur, parce qu’il est tout à fait prévisible qu’il puisse se produire.

Dans une entreprise correctement gérée, les lieux de production d’intérêt vital disposent d’une double alimentation électrique, totalement indépendante l’une de l’autre, ce dont la SNCF ne disposait pas à Paris-Montparnasse, soit deux arrivés d’électricité ou un groupe électrogène devant prendre, en cas de panne, le relais.

Dans le cas d’une installation aussi importante que la gare de Paris-Montparnasse, c’est la double alimentation qui s’imposait, or celle-ci n’existait pas.

C’est le moment de se demander, au sommet de l’État, qui est responsable de cette situation, qui a pénalisé des milliers de passagers, partant en vacances, à la sortie d’une grève, à laquelle ils n’étaient pour rien et qui n’est même pas terminée.

Aujourd’hui, ces messieurs, à la tête de la SNCF et à la tête du RTE, le Réseau de transport d’électricité, se renvoient la balle.

Certes, c’est un transformateur de RTE qui a brûlé, mais ce n’est pas la question, il s’agit de savoir pour quelle raison, il n’y a qu’une seule alimentation d’électricité, à la gare de Paris-Montparnasse.

Il faut déjà commencer par se demander si les autres gares SNCF ne sont pas toutes dans ce cas, car si on a affaire à des « gens » qui n’ont pas de chance, tout peut arriver.

La ministre des transports a dit avec finesse, qu’il y avait « une manifeste fragilité dans l’alimentation de substitution de la gare ».

Pour le président de RTE, les clients, dont la SNCF, définissent leurs besoins, or la SNCF n’a pas demandé une seconde alimentation, qu’il aurait fallu payer.

Il a raison, si c’est le cas raison, car la sécurité n’a pas de prix.

Attendons la suite qui risque d’être « brûlante ».

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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