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Les OGM compléteront notre nourriture de demain

Nous constatons dès à présent les conséquences de la dérégularisation climatique sur la production agricole et notamment la baisse des rendements de certaines cultures, encore compensables pour le moment, alors qu’avec le réchauffement annoncé, cela ne sera pas possible éternellement.

Dans ces conditions, il faudra sélectionner les semences en fonction de leur résistance à la chaleur et au manque d’eau, délocaliser certaines cultures comme la vigne et renoncer à d’autres, comme le maïs qui demande beaucoup trop d’eau.

Parmi les solutions possibles, on pense immédiatement aux manipulations génétiques, aux cultures OGM permettant d’adapter des cultures à un milieu évolue différemment du leur, mais tant décriées par les écologistes et des associations de consommateurs, qui ont réussi à bloquer les cultures OGM en France, alors que la nocivité des produits génétiquement modifiés n’a jamais été établie.

Pour certains, la manipulation génétique est contre-nature et a un côté diabolique

Pendant ce temps, d’autres vont de l’avant et on vient d’apprendre que le Canada vient d’autoriser la commercialisation de saumons transgéniques.

C’est une longue histoire qui a débuté en 1982, il y a 25 ans, par les travaux d’une équipe scientifique qui a introduit dans le génome d’un saumon de l’Atlantique un gène code produisant une hormone de croissance, qui provient d’un saumon du Pacifique.

Le saumon OGM canadien peut atteindre, en élevage, sa taille d’adulte au bout de 16 à 18 mois, au lieu de 30 mois pour un saumon de l’Atlantique non génétiquement modifié, tout en nécessitant 75 % de nourriture en moins, ce qui en réduit l’empreinte carbone.

Puis, il fallait obtenir du feu vert pour son élevage et sa commercialisation.

L’aval du ministère canadien de santé et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments a été obtenu en mai 2016, après quatre années de tests qui ont permis de conclure qu’il était aussi sûr et nutritif que son équivalent non modifié.

Le ministre canadien de l’agriculture a affirmé sa confiance personnelle dans le produit en affirmant être prêt à manger.

Moi aussi, j’en mangerai, dès que j’en ai l’occasion.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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