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Je ne commente pas les sondages

J’ai pu lire, comme tout le monde dans la presse, que selon un sondage IFOP pour le Journal de Dimanche, que la cote de popularité d’Emmanuel Macron, président de la République depuis 3 mois, était en forte baisse en juillet, avec 54 % de satisfait, soit dix points de moins qu’en juin.

Son Premier ministre perd 8 points.

Je ne commente pas les sondages parce que je n’y crois pas, leur résultat dépend essentiellement du panel retenu par le sondeur et de la formulation de la question.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron ne peut être jugé que sur son comportement personnel, qui plaît ou qui ne plaît pas et sur les premières décisions en vue de la mise en place de son programme.

Le programme de travail de son gouvernement a été perturbé par l’annonce d’un trou budgétaire de 4 ou 5 milliards, non pris en compte, qu’il veut boucher à tout prix, d’ici la fin de l’exercice budgétaire, d’où une algarade avec le chef d’état-major l’armée au sujet d’une ponction budgétaire, un général 5 étoiles, qui s’est terminée par la démission de celui-ci.

À cette occasion, il a fait preuve d’autoritarisme auquel les Français ne sont pas habitués.

N’oublions pas que la majorité qui l’a élu est fragile, car elle est composée d’électeurs qui ont adhéré à son programme, qui risque d’être déçu et d’électeurs qui voulaient seulement barrer la route à Marine Le Pen, qu’il avait en face de lui, au lieu du candidat politique traditionnel.

Emmanuel Macron rencontre aussi les premières difficultés avec la cohorte de nouveaux députés élus sous sa bannière, des novices en politique, à tenir d’une main de fer, pour éviter tout dérapage.

Ils ont voté, d’un seul homme la loi d’habilitation qui permet aux technocrates de son gouvernement de réformer le Code du travail, un exercice délicat et certains d’entre eux renâclent déjà devant la discipline qui leur est imposée.

Ce sont des élus du peuple qui ont des comptes à rendre à leurs électeurs, ça risque de chauffer dans leurs circonscriptions, une fois les premières décisions déplaisantes en projet, mise en application pour de bon, notamment la réduction de l’allocation logement et la hausse de la CSG sur les retraites.

Il semble que le gouvernement ait fait sienne la formule de Coluche selon laquelle il vaut mieux prendre un franc aux pauvres, que cent francs aux riches, car ils sont plus nombreux, et dire que Coluche aurait pu être élu président de la République !

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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