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Je n’ai rien contre les cryptomonnaies … mais !

Les réseaux sociaux, la presse parlent depuis peu des cryptomonnaies et de la cryptofinance de tout ce nouvel environnement qui s’est créé en dehors des circuits standards.

Certains prétendent que ces cryptomonnaies sont utilisées par des trafiquants en tout genre : drogue, armes, terrorismes,… Ces gens peu fréquentables n’ont pas attendu les cryptomonnaies pour faire fonctionner leurs activités.

Les cryptomonnaies ne sont ni de la monnaie fiduciaire (les pièces et les billets), ni de la monnaie scripturale (la version dématérialisée des monnaies traditionnelles), la cryptomonnaie est une monnaie qui est créée et qui vit en dehors des circuits traditionnels.

À la limite tout le monde pourrait créer une cryptomonnaie, encore faut-il être… crédible. Il y a peu, Kodak en a créé une.

Pour fonctionner, une monnaie doit avoir un minimum de stabilité.

C’est d’ailleurs, pour les monnaies traditionnelles, l’un des problèmes.

Par exemple, du temps des monnaies européennes (Mark, Franc Français, Franc Belge, Lire, Pesetas,….) avait été imaginé le SME (Serpent Monétaire Européen) qui a fonctionné de 1972 à 1978, pour limiter les fluctuations des taux de changes entre les pays membres.

Si on vit en autarcie, les fluctuations monétaires par rapport aux autres monnaies n’ont pas d’importance, mais dans un monde d’échange, les fluctuations peuvent être problématiques.

Imaginons, une entreprise européenne, qui passe une commande libellée en dollars de $10 000 à une entreprise américaine, le règlement doit avoir lieu à la livraison, disons 1 mois plus tard.

Combien cela va-t-il coûter à l’entreprise européenne ?

C’est là que le contrôle du cours des devises convertibles est primordial.

Prenons notre commande de $10 000, si j’avais passé commande le 17 décembre 2017, j’obtenais au moment de la commande pour 1€, $1,18, donc un coût de 8 475€. Et au moment de la livraison 1 mois après, le 17 janvier pour 1€ j’obtiens $1,22. La commande me coûte un tout petit peu moins cher, 8 197€, mais c’est une fluctuation de change dans un mouchoir.

Imaginons, que j’ai passé la même commande, de $10 000, mais mon compte est en Bitcoins. Le 17 décembre, date de la commande, j’ai évalué que celle-ci aller me coûter 1/2 Bitcoin (le cours était de pratiquement $20 000 pour 1 bitcoin). Le 17 janvier, on me livre et je dois payer… en dollars et là mauvaise surprise, le cours du bitcoin a plongé et n’est plus que de $10 000 pour 1 bitcoin. Ce que j’ai acheté me coûte le double de ce que j’ai prévu. Inimaginable pour le bon fonctionnement d’une entreprise.

Et c’est un vrai problème. Une monnaie aussi peu stable ne peut pas être utilisée dans des échanges commerciaux ou dans le fonctionnement d’une entreprise. J’ai du personnel, que je dois payer en monnaie locale (en France en euros) et j’ai une partie de ma trésorerie en bitcoins. D’un mois à l’autre combien va me coûter la masse salariale, il va me falloir combien de Bitcoins pour avoir la quantité d’euro nécessaire. Une monnaie qui peut fluctuer du simple au double en un rien de temps n’est pas envisageable.

L’idée de la cryptomonnaie est probablement le futur des monnaies, mais les cryptomonnaies doivent trouver un moyen de se stabiliser, d’avoir des cours permettant une vision à moyen terme.

Le Bitcoin est certainement la pire des cryptomonnaies, elle doit disparaître car elle fait peser sur l’ensemble de la cryptofinance un doute quant au sérieux de cette approche monétaire.

Mi-décembre, Le Bitcoin côte à 17 000 euros pour 1 bitcoin et ce matin (17 janvier 2018) le cours est de 9 000 euros et demain ça sera combien… personne ne le sait. Ça peut être tombé à 5 000 euros pour 1 bitcoin ou remonté à 20 000 euros pour 1 bitcoin. C’est n’importe quoi, l’anarchie. Or, le capitalisme, même en mode crypto, ne fait pas bon ménage avec l’anarchie.

Même sans banque centrale étatique, il faut un système de contrôle pour éviter des fluctuations anarchiques.

Je ne doute pas, que dans le futur, la cryptofinance et les cryptomonnaies sauront trouver un mode de fonctionnement compatible avec le monde économie traditionnelle.

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À propos Olivier Kauf

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