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Les métiers-passions : un choix raisonnable ?

Tout d’abord l’expression « métiers–passions » est à expliciter. En effet, par cette qualification, on semble faire une différence entre les « métiers-passions » et les autres plus laborieux, plus gagne-pain, plus « il faut bien travailler pour gagner sa vie ».

Une opposition contestable

Cette opposition est contestable : tous les métiers que l’on apprend doivent être des « métiers-passions » ! Comment en effet imaginer que l’on peut exercer toute sa vie un métier qui ne soit pas une passion. Même si on a été mal orienté lors de sa scolarité, on finit toujours par opter pour un métier-passion en profitant d’une période de chômage ou d’un accident professionnel.

Combien de personnes changent alors d’orientation pour se lancer « enfin » vers le « métier de leur vie ». Nous avons tous des passions ou au moins une ! Pourquoi ne pas en faire son métier ?

L’avantage énorme des métiers-passions

L’avantage est énorme : en exerçant cette passion comme métier, on éprouve une vive satisfaction personnelle et de gratification. Forcément le corollaire est là : on exercera ce job avec efficacité, compétence, amour. Le client ou l’employeur le sentiront. Le cercle vertueux s’enclenche. La passion s’auto-alimente et la compétence s’accroîtra.

Le métier ne doit pas être un pensum

Le métier ne doit pas être un pensum à supporter. L’activité professionnelle ne doit pas être synonyme de souffrance. Tous les sociologues d’entreprise le confirment : quand on est bien dans son job, on est bien dans son être. Il n’est pas possible de passer le temps de sa journée à « endurer ». C’est la porte ouverte au burn-out et à la dépression !

Quid du « marché » et de la rentabilité des jobs 

Parfois les jeunes disent choisir leur métier et leurs études en fonction du « marché » et de la rentabilité du job au détriment de leur passion. Nenni ! C’est une fausse piste car aujourd’hui il n’y a pas de marché porteur à long terme ! Pire : la plupart des métiers sur les 20 prochaines années ne sont pas encore connus ! Combien d’autres vont disparaître durant la même période.

Par conséquent le choix du métier dicté par « le marché » et la « rentabilité » ne tient pas une vie durant et ouvre la porte à la déception. On est en effet plus déçu d’avoir échoué dans un « métier-marché rentable »que dans celui que l’on a choisi avec passion.

La synthèse indispensable entre le cœur et la raison

Alors choisir un métier-passion est-ce un choix raisonnable ? Oui ! Mais attention : cela ne veut pas dire qu’il faille se détourner et de ne pas être au fait des évolutions professionnelles. « Le cœur a ses raisons que la raison ignore » aiment à répéter les romantiques. Réfutons cette opposition : dans le choix d’un métier, ces deux aspects, cœur et raison, doivent fonctionner de concert, même si l’élan passionnel peut être le déclencheur d’un choix de métier.

D’ailleurs le développement sociologique des sociétés développées va dans ce sens : beaucoup de possibilités sont désormais laissées à la fois aux jeunes (stages, conventions de formation, orientations…)et aux moins jeunes (salariés depuis des années…) pour se réorienter souvent en fonction des choix qu’ils avaient en eux depuis bien longtemps.

Alors « métiers-passion : un choix raisonnable ? » Du titre de ce propos, nous ne changerons qu’un point : le point d’interrogation devient alors un point d’exclamation. « Métiers-passion : un choix raisonnable ! »

Jean-Pierre Lehnisch
Président Directeur Général du CNFDI
Docteur d’Etat en droit
licencié es-lettres

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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