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L’usage du cannabis relèvera bientôt d’une simple contravention

Le ministre de l’intérieur, Gérard Colomb vient de faire savoir qu’il entendait mettre en œuvre cette promesse faite avant les élections par Emmanuel Macron, d’ici trois ou quatre mois, par le dépôt un projet de loi.

C’est un projet de bon sens, approuvé immédiatement par le secrétaire général de l’Unsa-Police, un syndicat de policiers, car on ne peut pas traduire en justice et encore moins mettre en prison tous les fumeurs de cannabis, pris sur le fait, sur un lieu public, car il aurait, selon l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies 700 000 fumeurs réguliers de cannabis en France et 17 millions de personnes disant avoir déjà pris du cannabis et qui risquent de le devenir si on leur en facilite l’accès.

Ceci ne règle pas le problème du cannabis, qui relève de la législation sur les drogues, réprimant le trafic, l’achat, la simple détention et la consommation, sans faire la distinction entre drogues dures et drogues, disons « autres » comme le cannabis, qui semble mériter, pour diverses raisons un statut particulier, pour commencer en raison du nombre de ses pratiquants.

De plus, le cannabis calme la douleur et fait partie, à ce titre, de la pharmacopée et, surtout il peut se cultiver à la maison au prix d’un équipement facilement disponible, pour la consommation personnelle et pour alimenter le marché clandestin.

C’est toujours une activité interdite, sanctionnée par la loi.

Un certain nombre de pays ont sauté le pas en assimilant le cannabis au tabac en considérant que c’est un moindre mal par rapport ce qui se passe actuellement dans l’Occident.

Cette assimilation permet de contrôler le marché en mettant fin au trafic illicite en liaison avec la grande criminalité, de contrôler la qualité des produits consommes, les prix et d’y asseoir une taxe.

C’est un problème qui devrait se régler, dans un sens ou dans l’autre, au niveau européen, pour éviter des distorsions toujours dommageables.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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