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L’expérimentation thérapeutique du cannabis enfin annoncée pour septembre prochain

On a du mal à comprendre les hésitations des pouvoirs publics à autoriser la mise en vente de médicaments à base de cannabis, que quelques milliers de patients, qui souffrent de maladies graves en France, sont obligés à se procurer à l’étranger, tout au moins ceux qui en ont les moyens.

En même temps, des millions de gens consomment du cannabis, impunément, pour leur plaisir, en faisant prospérer un marché clandestin, malsain et préjudiciable à l’ordre public.

La plupart des pays autorisent la prescription et la mise en vente de cannabis thérapeutique, au prix de quelques abus, alors que d’autres en ont libéré totalement la consommation, à titre récréatif ou s’apprêtent à le faire.

On peut effectivement craindre que la libération du cannabis à usage médical soit « l’antichambre », à terme, de la libération générale, c’est loin d’être certain de finir ainsi, en suite obligatoire.

Pour le moment, après avoir traîné sans raison pendant des années, le commencement de l’expérimentation du cannabis thérapeutique est prévu pour septembre et, comme on n’en produit pas en France, l’Agence du médicament envisage d’avoir recours à l’importation de produits étrangers, pour éviter le blocage, avant d’avoir commencé.

Le recours à des fournisseurs étrangers s’impose car la législation française interdit la culture des plants contenant des taux supérieurs à 0,2 % des principaux actifs de la plante, bien que ceux qui en cultivent pour la fumer, n’en fassent pas grand cas.

Toutefois dit-on à l’Agence nationale de sécurité du médicament, l’ASNM, si un producteur national est en capacité de répondre aux critères, il pourra être retenu, en sachant que des réflexions sont en cours entre le ministère de la santé et celui de l’agriculture, pour permettre une production française, avec pour objectif « la qualité ».

Un accord permettrait de produire la matière première, mais après, il faut passer aux médicaments, disponibles d’abord dans les pharmacies de centres hospitaliers, avant d’être en vente dans les pharmacies de ville, avec des autorisations de mise sur le marché.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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