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Les terrains de sport synthétiques sont moins dangereux pour la santé que l’on pouvait le craindre

Que les sportifs se rassurent, plonger sur un terrain de sport synthétique, aujourd’hui à la mode, représente un risque peu préoccupant pour la santé.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Anses, saisie il y a quelque mois par plusieurs ministères, dont celui des sports, afin d’évaluer les risques liés à l’utilisation croissant de granulés de pneus usagés dans les terrains de sport synthétiques a rendu son rapport.

Il s’agit de petites billes noires de caoutchouc qui contiennent du fait de leur origine des substances chimiques potentiellement dangereuses, tels que des hydrocarbures aromatiques polycycliques classés cancérigènes possibles pour l’homme d’où les craintes exprimées par les responsables de notre santé.

Le ministère des sports devait poser cette question, alors que selon. L’inventaire qu’il venait de dresser, le nombre de terrains de sport synthétique, de grande dimension était estimé à 3 000 au début de l’année et, notamment les terrains de foot à 5 poussent comme des champignons.

Plusieurs municipalités avaient fait part de leur inquiétude après la publication d’une enquête du magazine So Foot en décembre 2017.

L’alerte avait été lancée il y a quelques années aux États-Unis par une ancienne championne du monde du football et actuellement coach de l’équipe féminine de l’université de Seattle, qui a découvert que plusieurs de ses anciennes joueuses, notamment évoluant au poste de gardienne de but, souffraient de leucémies et de lymphomes.

Cette liste comporte quelque 200 joueuses et joueurs de foot malades à travers et pratiquant toutes les disciplines sportives à travers les États-Unis et pratiquant tous leurs disciplines sur des pelouses synthétiques.

Toutefois, les analyses épidémiologiques existantes ne mettent pas en évidence une augmentation de risques cancérogènes associés à la fréquentation du terrain de sport synthétiques, conclut pour sa part Anses.

Son rapport précise que si des substances cancérogènes sont bien émises par les granulés de pneus, elles sont à faible concentration, ce qui n’empêche pas l’Anses de préconiser la réduction de la teneur en HAP et COV, jugé comme un composant préoccupant dans les billes en caoutchouc.

Pour conclure l’Anses écrit que si les études disponibles ne mettent pas en évidence de risques pour la santé, mais évoquent des risques pour l’environnement.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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