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Les maisons de santé intéressent le secteur privé

Agnès Buzyn, la ministre de la santé a fait des maisons pluridisciplinaires l’une des priorités de sa politique des centres médicaux, qui regroupent plusieurs médecins et professionnels de santé, avec pour objectif de combattre des déserts médicaux.

La France en comptait déjà 910 début 2018, leur nombre devrait doubler d’ici 3 ans, alors que 300 seraient en cours de création.

Un groupe de promotion immobilière, crée il y a huit ans, flairant le bon créneau a bouclé pour 10 millions d’euros d’acquisitions en livrant déjà onze maisons de santé, avec des surfaces pouvant atteindre jusqu’ à 3 000 m3 grâce à l’entrée dans son capital de nouveaux actionnaires dont une mutuelle d’assurance.

L’objectif de ces maisons de santé est d’attirer notamment des médecins libéraux qui craignent d’exercer seul, à l’écart des villes, pour désengorger des urgences et de permettre la présence de certains spécialistes, au moins un ou deux jours par semaine, pouvant y faire des vacations.

Le problème est celui du niveau de loyers, compatible avec les revenus des médecins, selon qu’ils travaillent en catégorie 1 ou s’ils travaillent en honoraires libres, de cela dépendra aussi l’attractivité de ces centres pour les patients, sans assurance santé complémentaire couvrant les dépassements d’honoraires.

Cette contrainte financière est un frein à l’installation de maison de santé libérales, un besoin qui peut être combler que par l’initiative publique, par les collectivités locales, avec du personnel soignant salarié, à qui il faut offrir des revenus suffisants, pour les attirer.

Des promoteurs privés ne se contentent pas de fournir et de gérer les locaux ; ils proposent aussi leurs services en tant que gestionnaire des centre médicaux eux-mêmes dont ils financent la construction, ce qui leur permet de sécuriser leur investissement.

Ces opérations consomment, selon leur dire, beaucoup de fonds propres, il faut compter, selon l’implantation et la taille, de 600 000 euros à 8 millions, pour monter une opération entre l’achat du terrain et la construction.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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