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Les centres de rétention administrative des immigrés irréguliers se vident progressivement

Depuis plusieurs jours, les centres de rétention administrative, les CRA se vident totalement, un à un, ce qui a fait dire à un cadre du ministère de l’intérieur qui les gère : « On va s’apercevoir qu’on peut vivre sans politique de lutte contre l’immigration irrégulière » ce qui confirme que beaucoup de choses ne seront plus les mêmes, le jour d’après.

D’après les données de plusieurs associations qui prennent soin des immigrés, le 19 mars au soir, environ 360 personnes en situation irrégulière se trouvaient encore enfermées, soit trois fois moins que la veille, alors que la capacité des CRA avoisine les 1 500 places sur le territoire, repartis sur une vingtaine d’établissements, dont certains ont déjà fermé, faute d’occupants, d’ici un ou deux mois tous seront vides, selon des prévisions non-officielles, d’un cadre de la police.

Alors que le ministère de l’intérieur n’a pas donné suite aux demandes d’explication de la presse, la principale explication de ce phénomène retenue par celle-ci tient aux décisions de remise en liberté prises par les juges des libertés et de la détention, amenés à se prononcer sur les prolongations de placement.

En effet, les immigrés irréguliers, dont la demande d’asile n’est pas acceptée doivent être expulsé du territoire français.

Dans une ordonnance du 17 mars, le juge des libertés et de la détention de Lille a ainsi libéré un Colombien en invoquant les risque de contamination liées aux conditions de promiscuité et d’enfermement dans le CRA et une perspective d’éloignement de plus en plus hypothétique, en raison de la fermeture progressive des frontières.

Un arrêt du même jour de la cour d’appel de Rouen a ordonné la remise en liberté d’un Egyptien, évoquant là aussi les dangers au sein du CRA et le fait qu’il n’existe pas de perspectives d’éloignement.

Ce sont des décisions réalistes qui tombent au moment où l’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter le risque d’importation ou d’exportation de la maladie, sans préciser dans quelles conditions.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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