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Les autorités financières ne veulent plus de crédits immobiliers de plus de 25 ans

Dans la conjoncture actuelle des taux bas sur le marché des capitaux et les incertitudes qui pèsent sur les régimes de retraite, on conseille aux Français, de devenir, dès que possible propriétaire de leur logement et d’une manière générale, d’investir dans la pierre, dans des biens, centre villes, bien situés, ce qui a pour conséquence de faire monter les prix dans l’immobilier partout en France.

Cependant, cette hausse est compensée par les conditions des crédits actuelles, des taux de plus en plus bas pour des durées d’emprunts de plus en plus longues, ce qui réduit les mensualités et permet à l’emprunteur d’avoir à payer des mensualités de remboursement, équivalentes au montant du loyer pour le même logement.

Cette situation a fini par inquiéter les autorités financières qui craignent une multiplication des incidents de paiement, alors que les banques et les organismes de crédit prêtent l’argent qui ne leur appartient pas et qui, hormis les assurances décès-invalidité des emprunteurs, n’ont pas d’autres garanties que les logements eux-mêmes.

Pour cette raison, conscient des risques que cela représente pour le marché financier, ils recommandent de ne plus prêter sur des durées excédant 25 ans et de faire en sorte que le remboursement ne dépasse pas 33% du revenu de l’emprunteur au moment de la demande de prêt, ce qui suppose de la part de celui-ci un apport personnel conséquent.

Il s’agit de calmer la frénésie du crédit immobilier qui a atteint 1 100 milliards d’euros ce qui explique que l’autorité, présidée par le ministre de l’économie, demande aux banques d’être plus prudentes.

Ces derniers temps, beaucoup d’établissement ont dérogé à cette règle tacite à laquelle il leur est demandé de revenir

L’allongement de la durée des prêts a permis à de jeunes ménages de devenir propriétaire de leur appartement, mais malgré les taux bas et les renégociations, la moitié des emprunteurs ont le sentiment que leurs charges de remboursement sont trop élevées, ce qui n’était pas le cas, malgré les taux élevés, en période de forte inflation.

Cependant la situation actuelle n’est pas favorable aux banques qui se livrent la guerre sur les taux de crédits, ce qui pèse sur leur rentabilité.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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