IdéesRéflexions
A la Une

Les annuaires papiers arrivent en fin de vie

Les Pages jaunes, éditées en même temps que l’annuaire du téléphone qui lui était blanc, ont été livrés pour dernière fois fin 2019.

Cela fait des années que ces annuaires, déposés dans les entrées des immeubles, à la disposition des abonnés au téléphone n’intéressent plus ceux-ci, ils ont survécu au Minitel, mais pas Internet.

L’annuaire jaune, celui des commerçants et des artisans était en fait l’ancien Bottin, né un siècle avant l’apparition du téléphone, œuvre de Sébastien Bottin, un statisticien, qui lui a donné son nom, en s’inspirant de l’Almanach Royal de Louis XIV, dans lequel étaient répertoriés tous les hauts fonctionnaires de l’Etat et les professeurs d’université.

La première application commerciale, le véritable ancêtre des pages jaunes était édité de 1818 à 1853, sous le nom « d’Almanach du commerce de Paris et des principales villes du monde ».

C’est de ce registre que s’est inspiré le premier annuaire du téléphone, qui remonte à 1880, pour être progressivement édité, avant de devenir annuel en 1889 édité par le ministère des travaux publics, des postes et des télégraphes, l’ancêtre des PTT.

Depuis 1998, c’est une entreprise privée SoLocal qui détient les droits sur les Pages blanches et les Pages Jaunes.

Un décret de la loi Macron, paru en décembre 2016 a mis fin à l’existence obligatoire d’un service universel gratuit en version papier, pour être remplacé par un site Web.

En 2018, avant d’arrêter la diffusion, SoLocal avait encore distribué 9 millions d’exemplaires des Pages blanches, contre 57 millions en 2007.

Une page se tourne, une disparition qui s’inscrit dans une tendance globale, car d’autres pays, avant la France, ont mis fin à leurs annuaires papiers, il ne reste plus que l’Italie, qui mêle pages jaunes et pages blanches, les conserve encore.

Cependant, dans 80 départements de l’Hexagone, l’annuaire des entreprises sera distribué pendant un an, à condition d’en faire la demande.

Il restera le Bottin mondain.

Tags

Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

Laisser un commentaire

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page

Si vous avez un instant !

L’article que vous venez de lire vous a intéressé,
alors CLIQUER sur une des publicités.
Ça ne vous coûte rien et c’est positif pour Notre-Siècle.

Fermer