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L’économie française a mal dirigé la réduction du temps de travail à 35 heures par semaine

Cette mesure, entrée en vigueur le 1er février 2000, il y a 20 ans, s’inscrivait en droite ligne dans la politique de lutte contre le chômage de l’époque, au même titre que l’avancement de l’âge légal de la retraite de 65 à 60 ans, des mesures dont nous subissons encore les effets pervers.

Pour ce qui est de la réduction du temps du travail, malgré, que plusieurs gouvernements se sont efforcés d’en réduire les effets, sans revenir aux 40 heures travaillées, la réduction des heures travaillés affecte toujours l’activité, notamment, dans le secteur hospitalier public où le manque de personnel se fait toujours cruellement sentir, avec la difficulté persistante de pourvoir à tous les postes inscrits au budget.

La loi sur la réduction de la durée du temps du travail à 35 heures votée en février 1998 a été défendue par Martine Aubry, aujourd’hui Maire de Lille, à l’époque ministre du travail du gouvernement Jospin, contre l’avis des représentants du patronat.

20 ans après les faits leur donnent encore raison, malgré les corrections apportées en 2003, en 2004, puis en 2005, à la loi.

En 2003, le nombre d’heures supplémentaires par salarié est passé de 130 à 180 par an, ce qui a permis aux entreprises de revenir théoriquement aux 39 heures par semaine.

En 2004, le contingent annuel, est passé à 220 heures, avec l’accord de l’inspection du travail, avec des majorations de salaires progressives, pour inciter les salariés à les accepter.

En 2005, le régime des heures supplémentaire a été sérieusement assoupli, avec le même objectif qu’en 2004.

Ce 1ier février est un anniversaire qui rappelle de mauvais souvenirs, qui alimentent depuis les polémiques et les campagnes électorales nationale, bien que la moyenne d’heures travaillées est remontée depuis de 35 heures à 37 heures par semaine.

Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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