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L’eau commence à manquer !

L’eau douce, celle indispensable à notre vie, n’est pas un don du ciel inépuisable, elle manque déjà à près d’un quart des êtres humains.

L’eau tombe bien du ciel, mais de moins en moins souvent au bon endroit et en quantité utile, s’il y en a trop, elle ruisselle, provoque des inondations et finit dans les mers et dans les océans, s’il n’y a pas assez, elle n’aboutit pas dans les réservoirs naturels, les nappes phréatiques, elle est absorbée par la végétation ou s’évapore.

Longtemps considérée comme un don du ciel inépuisable, l’homme la gaspille, la pollue et l’utilise parfois à outrance, jusqu’à épuisement des nappes phréatiques, notamment pour l’arrosage et l’irrigation des cultures.

Des réserves souterraines immenses existent encore, mais elles ne sont pas exploitées et mal réparties, il faudra les rechercher, comme on a cherché jusqu’à, présent les énergies fossiles, dont une partie des réserves découvertes, restera dans le sol.

La pénurie d’eau est une crise dont personne ne parle et qui risque de s’aggraver lorsque les réserves des glaciers terrestres auront fondu sous l’effet du réchauffement et n’alimenteront plus les grands lacs, qui sont des retenues naturelles et qui se déversent à leur tour dans les fleuves qui sont des voies navigables qui irriguent les continents.

Près de chez nous, le Rhin, le Danube et le Rhône sont tributaires des lacs de Constance et du lac Leman, alimentés par la fonte des glaciers des Alpes, qui se déversent aussi dans les lacs de l’Italie du Nord, en partie en Suisse dans le canton du Tessin.

Si aujourd’hui, certains fleuves sont presque à sec, comme la Loire à Orléans, la pénurie d’eau commence aussi à se faire sentir, même en France, où les nappes phréatiques sont à sec, mais pas comme dans les dix-sept pays, situés principalement au moyen orient, mais pas seulement, où la disponibilité en eau est en dessous du seuil de pénurie de 1 000 m3 par an et par personne, dont près de la moitié se trouve en situation extrême de stress hydrique avec moins de 500 m3/an, en Égypte ou en Lybie notamment.

Le World Resources Institute vient de publier une étude relative à la pénurie de l’eau, qualifiée des plus grandes crises, par est sans solution pratique.

L’agriculture, l’industrie et les services publics absorbent 80 % des eaux souterraines disponibles en sachant que l’on peut parler de stress hydrique lorsque la disponibilité en eau est inférieure à 1 700 m3 par personne, par an.

En cas de pénurie extrême on peut dessaler de l’eau de mer en utilisant, dans la mesure du possible, des énergies vertes renouvelables et en stockant le sel extrait, qui ne peut pas être rejetée infiniment, sans limite, dans la mer.

Il faut aussi, pour l’arrosage des cultures, créer des retenues d’eau artificielles, lorsque l’eau de pluies tombe en abondance, pour ne pas laisser se perdre cette manne, en y associant un système d’arrosage au goutte-à-goutte, comme cela se pratique couramment, dans des régions en état de pénurie d’eau chronique.

Selon une mise en garde diffusée en 2015 par l’ONU dans son rapport annuel, au rythme actuel de l’évolution climatique, le monde devrait faire face à un déficit hydrique global de 40 %, dès 2030.

La sécheresse actuelle en France doit nous servir d’avertissement en nous faisant réagir en conséquence, pour être en mesure de faire face au manque d’eau annoncé, qui risque de devenir la règle.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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