Accueil / Infos / Le rail français souffre de la priorité donnée aux lignes à grande vitesse

Le rail français souffre de la priorité donnée aux lignes à grande vitesse

Un quotidien qui s’est penché sur les temps de trajet entre deux villes et leur évolution dans le temps a constaté que la priorité donnée à la construction de nouvelles lignes a fait prendre du retard au renouvellement général du réseau.

Cependant, pour ce qui est de la durée des trajets, il n’a trouvé qu’une seule ligne dont la durée de trajet s’est allongée par rapport à 1963, c’est la liaison Paris-Amiens.

Bien entendu, il ne faut pas tenir compte des allongements de durée de trajets temporaires, motivés par la réalisation de travaux.

Il est certain, lorsque le Premier ministre, Edouard Philippe, dans sa présentation du « nouveau pacte ferroviaire » rendu indispensable, selon lui, par la « piètre qualité du service » du système ferroviaire français, n’a pas pu justifier l’action gouvernementale par l’allongement de la durée des trajets.

Le Premier ministre a expliqué pourtant que les Français, qu’ils prennent le train ou non payent de plus en plus cher un service public qui marche de moins en moins bien, clouant au pilori des lignes où la vitesse frôle parfois le surplace en jouant avec les nerfs des usagers.

Il fait penser à celui qui veut se débarrasser de son chien et qui dit qu’il a la rage.

Ces propos ont vexé les salariés de la SNCF, jusqu’aux plus hauts cadres et qui ont pu jouer un rôle dans la mobilisation des cheminots contre la réforme, mais comme ; il n’y a pas de fumée sans feu, qu’en est-il ?

Il se trouve que la SNCF fournit des statistiques par année sur les 43 principales lignes TGV et trains classiques, les Intercités, depuis 1963, mais pas sur les liaisons régionales.

Il se trouve que ce sont les meilleurs temps théoriques qui y figurent et pas les temps moyens réels, qui incluent donc les retards, dont la statistique n’est pas fournie, mais par l’analyse des horaires, il est possible de mesurer l’évolution de la qualité du service, dans le temps.

Il en ressort que le TGV joue massivement son effet ce qui permet de dire que la France ferroviaire roule à deux vitesses et que certaines régions sont moins bien loties que d’autres.

D’un côté il y a de nouvelles lignes ultra-rapides et de l’autre-côté la durée des trajets s’allonge depuis 1990 et que même le temps des trajets étudies en 2017 est moins bon depuis quelques années, sur le réseau à grande vitesse.

Cette situation s’explique, en grande partie, des ralentissements pour raison de sécurité sur les voies ferrées du pays, par défaut de régénération suffisante, ce qu’une nouvelle gestion pourrait changer, avec d’autres moyens financiers.

Merci de partager cet article sur vos réseaux sociaux

À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Si vous avez un instant !

L’article que vous venez de lire vous a intéressé,
alors CLIQUER sur une des publicités.
Ça ne vous coûte rien et c’est positif pour Notre-Siècle.