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Le jour où j’ai cessé d’attendre le vendredi de Bruno Sbille chez Le Courrier du Livre

Le Courrier du Livre nous propose, de Bruno Sbille, Le jour où j’ai cessé d’attendre le vendredi.

Bruno Sbille est conférencier, coach et formateur. Depuis de nombreuses années, il accompagne entreprises et particuliers à travers des conférences et des ateliers consacrés au management, aux nouvelles dynamiques du travail et aux mécanismes de la motivation.

Et si attendre avec impatience le vendredi soir était finalement le symptôme d’un problème plus profond ? Dans son premier roman, Le jour où j’ai cessé d’attendre le vendredi, Bruno Sbille s’intéresse à une question qui traverse aujourd’hui le monde professionnel : comment retrouver du plaisir et du sens dans son travail lorsque celui-ci est devenu une succession de journées que l’on accomplit davantage qu’on ne les vit ?

Le titre résume presque à lui seul le point de départ du livre. Pour beaucoup de salariés, la semaine s’organise comme une sorte de compte à rebours. Le lundi est subi, le mercredi marque la moitié du chemin et le vendredi devient la promesse d’une parenthèse durant laquelle la vie pourrait enfin reprendre ses droits. Bruno Sbille choisit cette situation familière pour construire un roman initiatique consacré au monde professionnel.

Son personnage principal, Olivier, a pourtant suivi le parcours que l’on présente traditionnellement comme celui de la réussite. Bien travailler à l’école, poursuivre de bonnes études, trouver un métier considéré comme intéressant : toutes les conditions semblent réunies. Mais une fois entré dans la vie professionnelle, le scénario se fissure. Les journées deviennent répétitives, les collègues paraissent démotivés, les clients sont difficiles à satisfaire et, progressivement, s’installe le sentiment de passer à côté de quelque chose d’essentiel.

Une rencontre qui bouleverse les certitudes

Le changement intervient avec Carla, une femme aussi mystérieuse qu’imprévisible. Cette rencontre conduit Olivier à porter un autre regard sur son environnement professionnel. Derrière les organigrammes, les procédures, les objectifs et les réunions se trouvent aussi des mécanismes humains, psychologiques et émotionnels qui influencent profondément les relations au travail.

À travers les aventures du personnage et les enseignements de son guide, le roman propose ainsi de décoder certaines règles souvent implicites de la vie en entreprise. Olivier expérimente progressivement d’autres manières de travailler, de prendre sa place et d’interpréter ce qui se déroule autour de lui. Son cheminement l’amène finalement beaucoup plus loin qu’une simple recherche de confort professionnel, puisqu’il touche à la manière dont chacun définit la réussite, le bonheur et la place accordée au travail dans son existence.

Cette approche permet à Bruno Sbille d’éviter le format classique du manuel de développement personnel ou de management. Les idées sont intégrées à une histoire, avec ses personnages, ses situations et ses rebondissements. L’auteur revendique ainsi un roman initiatique consacré aux rouages invisibles du monde professionnel.

Le travail ne se résume plus au salaire et au statut

Derrière la fiction apparaît une interrogation très contemporaine. Un emploi peut être correctement rémunéré, correspondre à une formation et offrir une certaine sécurité sans pour autant procurer un véritable sentiment d’accomplissement.

La question posée par le roman n’est donc pas nécessairement celle de quitter son entreprise ou de changer radicalement de métier. Elle consiste plutôt à comprendre ce qui provoque cette sensation d’usure, puis à rechercher les marges de manoeuvre permettant de modifier sa relation au travail.

Le livre invite notamment à regarder autrement les relations entre collègues, la motivation, les habitudes professionnelles et les attentes que chacun place dans sa carrière. Il interroge aussi une idée longtemps profondément ancrée : réussir professionnellement suffirait à réussir sa vie.

C’est précisément lorsque cette équation ne fonctionne plus qu’apparaît le fameux désir d’être déjà vendredi.

De l’expérience du coach à la fiction

Le choix du sujet n’est pas étranger au parcours de Bruno Sbille. Originaire de Belgique, il exerce comme conférencier, coach, formateur et auteur. Il intervient notamment sur les questions de management, de motivation et d’évolution des organisations. Il s’intéresse également à des modèles cherchant à redonner davantage d’autonomie et de sens au fonctionnement des entreprises.

Déjà coauteur d’ouvrages consacrés au développement personnel, dont À la découverte des familles d’âmes et Ma famille d’âmes pour guide, il choisit cette fois la fiction pour transmettre ses réflexions. Le jour où j’ai cessé d’attendre le vendredi constitue son premier roman.

L’exercice permet surtout de parler du travail sans transformer le livre en traité de management. Les situations vécues par Olivier servent de miroir à des expériences que de nombreux lecteurs peuvent reconnaître : lassitude devant les réunions, manque de reconnaissance, perte de motivation, sentiment d’absurdité ou impression de consacrer une trop grande partie de son existence à une activité dont on ne perçoit plus clairement la finalité.

Et si le problème n’était pas le lundi ?

Le titre du livre contient finalement sa principale interrogation. On plaisante volontiers sur la difficulté du lundi matin et sur le soulagement du vendredi soir. Mais lorsque cinq journées sur sept deviennent essentiellement une période à traverser avant d’atteindre le week-end, c’est peut-être la relation au travail elle-même qu’il faut questionner.

Sans présenter nécessairement la rupture professionnelle comme la solution, Bruno Sbille propose avec ce roman de déplacer le regard. Retrouver du plaisir à travailler passe aussi par une meilleure compréhension de soi-même, de ses motivations et des mécanismes humains qui structurent l’entreprise.

Le jour où j’ai cessé d’attendre le vendredi transforme ainsi une expression presque banale en interrogation sur notre rapport au temps et à la réussite. Car derrière l’envie d’être déjà en week-end se cache parfois une question beaucoup plus importante : combien de jours de notre vie sommes-nous réellement prêts à passer en attendant les suivants ?

Olivier Kauf

Consultant depuis plus de 30 ans, Je suis depuis une dizaine d'années journaliste, professionnel dans le domaine des risques et des assurances pour le e-mag RiskAssur-hebdo (https://www.riskassur-hebdo.com) et témoin de mon époque pour https://notre-siecle.com et https://perelafouine.com RiskAssur, Notre-Siècle et PèreLaFouine proposent chaque jour de nouveaux articles issus de la rédaction : la vie des sociétés (nominations, acquisitions, accords, …), des tests/présentations de produits, des ouvrages (professionnels, romans, bd, …), … Je peux : - présenter vos produits ou nouveaux ouvrages (il suffit de me les envoyer) - écrire sur des sujets à la demande pour du référencement SEO - publier vos communiqués de presse - Publier vos AAPC - … Une question, une remarque : olivier@franol.fr

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