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Le gouvernement accorde un temps supplémentaire à EDF pour terminer l’EPR de Flamanville

Vendredi 27 mars, par un décret publié au Journal Officiel, le gouvernement a prolongé le délai maximum pour ce réacteur de troisième génération, jusqu’en 2024, modifiant le décret d’origine pris en 2007, prévoyant le chargement du combustible nucléaire, qui préfigure le démarrage, en avril 2020.

Passé ce délai, la poursuite des travaux n’avait plus de fondement légal et devait, ne serait que faute de financement s’arrêter, sans perspectives de redémarrage, ce que la filière nucléaire française, pas au mieux de sa forme, ne pouvait pas admettre.

Manifestement, ce n’est pas la technique du EPR, mise au point en son temps avec Siemens, qui est en cause, mais la complexité de sa mise en œuvre, que les Chinois ont maitrisé en mettant en service, à peu d’intervalle, les deux premiers EPR au monde ils sont aussi capables de sortir de terre un hôpital de 1 000 lits en deux semaine, entièrement équipé, personne dans ce pays aura l’audace de s’opposer à une décision officielle.

Revenons à l’EPR de Flamanville, qui ne devrait pas démarrer avant 2023 avec un chargement du combustible espéré à la fin de l’année 2022, alors que pour EDF, le temps accordé par le gouvernement permet de bénéficier d’une marge administrative supplémentaire par rapport à son planning industriel.

Cependant, les dernières difficultés du chantier incitent à la prudence sur le calendrier, l’autorité de sureté nucléaire, l’ASN a contraint EDF à reprendre plusieurs soudures non conformes, dont certaines situées dans l’enceinte de confinement du bâtiment du réacteur, difficiles et long à atteindre.

EDF doit faire valider par l’ASN la technologie du robot qui va procéder à la reprise des soudures, car on ne transige pas avec la sécurité nucléaire, il n’y a pas de calendrier, l’objectif est le résultat, dit-on à l‘ASN.

L’incidence du Covid-19 sur le chantier est encore difficile à évaluer, pour le moment le chantier de l’EPR se poursuit, alors que des impacts en chaine de la pandémie pourraient générer de nouveaux retards.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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