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L’assurance chômage revient à l’équilibre après la réforme imposée par l’Etat

L’assurance chômage est gérée par les partenaires sociaux dans le cadre de l’Unedic, sur la base d’une convention quinquennale qui arrivait à expiration le 31 décembre 2018 et doit être approuvé par le pouvoir.

Cette fois-ci, le pouvoir a été plus loin, il a dicté aux partenaires sociaux les modifications à apporter au régime déficitaire, pour en rétablir l’équilibre financier et comme les partenaires sociaux n’ont pas pu se mettre d’accord sur les mesures à adopter dans le cadre de la nouvelle convention, il a pris les choses en main, comme l’autorise la loi.

Entrée en application, le 1er novembre 2019 et sous l’effet conjugué de la conjoncture plus favorable que par le passé, les comptes de l’Unedic vont revenir rapidement à l’équilibre.

En rouge depuis 2009, l’assurance chômage, encore en déficit de 900 millions d’euros en 2020 avant de renouer avec les excédents en 2021 et un solde positif de 4,2 milliards d’euros en 2022.

La dette accumulée par l’Unedic avec la garantie de l’Etat, de 38,4 milliards d’euros à fin 2020, s’amortira progressivement.

La tendance devrait rester positive, selon les estimations malgré le tassement de la croissance économique et l’environnement incertain, si le régime arrive à l’équilibre c’est principalement en raison de la baisse du nombre de personnes ayant droit à indemnisation, une évolution imputable au reflux du chômage, mais aussi au bouleversement des règles qui encadrent l’octroi et le montant des allocations.

Depuis le 1er novembre 2019, les conditions d’accès au dispositif sont plus dures qu’auparavant et à compter du 1er avril 2020 les modalités de calcul des indemnités changeront, dans de nombreux cas.

Finalement, les dépenses d’allocation diminueront à partir de 2020, sous l’effet conjugué de la conjoncture et de la nouvelle règlementation de 2,2% en 2020 et de 5,8 % en 2021 ; la suite est plus incertaine.



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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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