InfosRéflexions
A la Une

L’âge pivot est le facteur d’ajustement de la réforme des retraites

Un régime de retraite par répartition pure s’auto équilibre, en distribuant aux retraités, au prorata de leurs droits à partir de la masse des cotisations des actifs, disponible.

Ce n’est pas le cas du projet du gouvernement qui comporte des garanties de résultat, qui nécessitent un facteur d’ajustement pour en obtenir l’équilibre financier, qui ici est l’âge de départ à la retraite, correspondant à l’âge pivot, qui s’éloigne de l’âge légal à partir duquel les actifs peuvent liquider leurs droits à la retraite.

La sanction à la clé de celui qui liquide ses droits avant l’âge pivot est de ne pas avoir droit à une pension au taux plein, il subit un abattement, l’âge pivot a été fixé à 64 ans alors que l’âge légal est de 62 ans.

Le problème vient du fait que dans la situation démographique actuelle, les salariés devront travailler de plus en plus longtemps pour pouvoir prendre leur retraite avec un revenu de remplacement suffisant, pour maintenir leur train de vie de salarié.

Nos voisins européens ont conservé comme âge de départ à la retraite les 65 ans de règle, après-guerre, alors que François Mitterrand l’avait avancée à 60 ans., il a reculé depuis à 62 ans, mais encore insuffisamment.

Le système de l’âge pivot a été imaginé par le Haut-Commissaire, Jean-Paul Delevoye, aujourd’hui au gouvernement, pour inciter les actifs à retarder leur départ à la retraite, une fois annoncé, il a été mis sous le coude, à cause de l’hostilité des syndicats, qui a été ressorti par le premier ministre.

Sans ce facteur d’ajustement, il faudra, s’il y a lieu, laisser courir le déficit, qui se creusera, du fait de l’arrivé à l’âge de la retraite les baby-boomers, où faudra baisser le montant des pensions.

Pour le moment la balle est dans le camp du gouvernement face à des syndicats, vent de bout, contre la réforme des retraites, dans un climat social, des plus agités.

Tags

Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

Laisser un commentaire

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page

Si vous avez un instant !

L’article que vous venez de lire vous a intéressé,
alors CLIQUER sur une des publicités.
Ça ne vous coûte rien et c’est positif pour Notre-Siècle.

Fermer