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L’affaire Weinstein ne me surprend pas

J’ai toujours entendu dire que dans le milieu du cinéma il fallait « coucher » pour obtenir les premiers rôles, avant d’être reconnu, sauf à être imposé par son père ou sa mère, une pointure dans le cinéma.

Ce serait valable pour les filles, auxquelles on pense d’abord, mais aussi pour les garçons, sans doute en application du principe de l’égalité des sexes.

En fait, n’ayant jamais eu de relation dans ce milieu et que je ne lis pas la presse à scandale, j’en sais que ce qui est écrit dans les quotidiens et raconté à la télévision.

Je trouve cette affaire divertissante et utile en nous changeant du quotidien fait de catastrophes naturelles, d’attentats, de projets de nos dirigeants et j’en passe le meilleur.

J’ai vu à la télé, passer en boucle, ce Weinstein, monter dans une limousine géante, en disant qu’il demandait une seconde chance, mais qui pourrait la lui accorder ?

À Hollywood, on prend ça au sérieux en affirmant que « les femmes qui ont parlé de ces injustices ont fait preuve d’un énorme courage, elles méritent du respect, à dénoncer ce type d’agissements » dont elles ont profité, où voulu profiter.

Le monde du cinéma américain, où se brassent d’énormes sommes d’argent, est un monde à part et les starlettes qui se sont sacrifiées pour un rôle, en cédant aux avances d’un producteur ou d’un agent, dans la suite d’un palace ou au bord d’une piscine pour décrocher le premier rôle de leur vie, étaient dans l’air du temps de l’époque.

Ils ou elles sont moins à plaindre que ceux qui, volontairement ou involontairement, sont impliqués de nos jours, dans une opération « promotion canapé » ou simplement pour conserver leur job dans une entreprise minable.

Pour revenir à Weinstein, qui ne conteste pas ses pratiques sexuelles condamnables, je me demande comment il va s’en sortir, avec des regrets, la promesse de ne pas recommencer, alors que le commun des mortels finirait, pour ces agissements, ses jours en prison.

Les victimes devraient se demander, de leur côté ce que leur carrière lui doit, avant de hurler au loup, car c’est autant une pratique, qui espérons-le n’est plus de mise, qu’un homme, qui est à condamner.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

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