Faits d'actualitéRéflexions
A la Une

La médecine a fait des progrès vertigineux mais elle ne peut pas tout

Il n’y a pas si longtemps que ça, dans les zones rurales de la France profonde les médecins ne se déplaçaient plus, en principe la nuit, pour des malades de plus de 50 ans.

Aujourd’hui, la même question de l’accès aux soins, en fonction de l’âge, remonte à la surface, dans un document du 17 mars de la Direction générale de la santé qui vise à aider les médecins à opérer des choix dans l’éventualité d’une saturation des lits de réanimation pour les patients Covid-19, des décisions dit-on, difficiles à prendre, qui devront combiner, le cas échéant respect de l’éthique et principe de réalité.

Pour l’un des co-auteurs de ce document qui s’intitule « Priorisation de l’accès aux soins critiques dans un contexte de pandémie » lui-même chef du service de médecine intensive-réanimation d’un grand centre hospitalier parisien. « Il ne faut passe se cacher derrière son petit doigt, quand on a une pression énorme pour admettre des patients qui attendent à la porte, la question va se poser franchement. »

Il faut savoir que la rédaction de ce texte a été commande par le ministère de la santé à différentes sociétés savantes, derrières lesquelles, il y a des gens.

Pour le directeur général de la santé, qui s’exprime depuis peu, tous les soirs à la télévision « Ce serait catastrophique de devoir en arriver à trier des personnes en réanimation car il n’y a pas de place ».

Pour le réanimateur d’un autre hôpital de Paris, le tri se justifie « La réanimation, ce sont de gros moyens et des traitements qui peuvent être invasifs, d’où notre critère, celui du « juste soin pour le juste patient » en ajoutant que ce raisonnement s’appliquera aussi aux patients Covid-19.

Dès lors se pose la question du devenir de ceux refusés en réanimation, pour le co-rédacteur du document cité plus haut, il faut leur garantir « une fin digne » en mettant rapidement des unités aigues de soins palliatifs en place, pour leur administrer les sédatifs puissants légaux.

Cela concerne, d’après ce que l’on croit savoir les plus de 80 ans et des plus jeunes affectes de pathologies graves, peu résistants au Covid-19.

Ceux qui sont dans l’un de ces deux cas ont le plus grand intérêt à se protéger contre le risque de contamination.

Tags

Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

Laisser un commentaire

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page

Si vous avez un instant !

L’article que vous venez de lire vous a intéressé,
alors CLIQUER sur une des publicités.
Ça ne vous coûte rien et c’est positif pour Notre-Siècle.

Fermer