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La marchandise de Facebook

Depuis quelques jours, mais ce sujet est récurrent de longue date, 2 journaux Américains, le Guardian et le New York Times ont mis en avant des résultats du « Cambridge Analytica » au sujet de la campagne présidentielle de Donald Trump.

Une fois encore, des données personnelles – collectée par Facebook – ont été utilisées par des tiers dans cette élection présidentielle.

Ce n’est pas une première, même si dans ce cas, l’utilisation de ces données aurait – peut-être – permis l’élection du Donald Trump.

Les internautes sont pistés en permanence sur le web, on voit ce que peut faire Google avec ses publicités ciblées, en ayant peu d’informations sur les utilisateurs.

Avec les réseaux spéciaux, comme Facebook et les autres, les internautes révèlent tout sur leur vie privée et professionnelle (nom, prénom, âge, situation « amoureuse », étude, lieu de résidence, tendance politique, religion,…) et si ce n’était pas suffisant les internautes passent leur temps à raconter leur vie (pensant – pour beaucoup – que c’est juste pour leurs amis virtuels. Sont-ils naïfs ou idiots ???)

Le souci est que toutes ces informations, sont stockées et analysées. Rien n’est éphémère sur Facebook et les autres réseaux.

Si, demain, un dictateur comme Adolf Hitler prenait le pouvoir et décidait d’un génocide. Il n’aurait pas besoin de demander à la population (comme ce fut le cas sous le IIIè Reich) de venir déclarer qu’ils sont… tout est déjà enregistré et prêt à être utilisé.

Et ces informations ne sont pas fournies par la force ou la peur, non les internautes les publient volontairement. C’est génial.

Maintenant, permettez-moi de jouer l’avocat du Diable !!!

Facebook est une grosse machine qui coûte très cher à faire fonctionner, il faut des armées d’informaticiens, de gens pour réguler, contrôler, faire fonctionner. Il faut également des centres serveurs avec un immense nombre d’ordinateurs et des liaisons internet à très grande capacité et très hauts débits. Et il faut de l’électricité pour faire tourner tout cela, sans oublier des nombreux bâtiments pour stocker les machines et le personnel.

Tout cela pourquoi ?

Pour que des internautes puissent s’amuser. Publier la photo de dernière pizza qu’ils viennent de manger, la plage ou la montagne où ils sont en vacances, l’annonce d’une naissance, d’un anniversaire,… des photos de ce qu’ils ont vu par leur fenêtre,…

Mais que paient les internautes pour utiliser Facebook ?

Rien c’est totalement gratuit et pourtant le coût de fonctionnement est colossal.

Bien entendu, dans le fil d’information de Facebook s’intercale des publicités ciblées (c’est tellement bien mis en page, qu’il est difficile de faire la différence entre une publication d’ami virtuel et une publicité).

Mais ça, c’est pour amuser la galerie, bien étendu Facebook gagne un fric fou avec ses publicités, mais c’est comme un iceberg, on ne voit que le sommet.

Lorsque l’on apprend que des tiers ont utilisé des données de Facebook pour – peut-être – avoir influencé la dernière élection Américaine. Je doute que ce soit des données qui ont été piratées. Ce sont des données qui ont été commercialisées. Il faudrait que Mark Zukerberg arrête de prendre sa tête d’ado retardé, lorsqu’on lui parle de cela, comme s’il n’était au courant de rien. Il est trop intelligent pour cela, mais pas assez pour pouvoir nous prendre pour des cons sans que cela se voit.

Il fut un temps, pour de la prospection commerciale, on se contentait de déterminer l’âge des prospects sur leur prénom (les prénoms ne sont pas donnés au hasard, ils correspondent à la tendance du moment).

Aujourd’hui, Facebook fourni des données complètes et très fines. En recoupant tout ce que publie un internaute inscrit sur Facebook et notant les sites qu’il fréquente après avoir quitté le réseau. Ils nous connaissent mieux que nous nous connaissons nous-même.

Et ces données valent commercialisées rapportent beaucoup plus que les petites publicités qui s’insèrent dans les fils d’actualités.

La question qu’il faut se poser est : « peut-on blâmer Facebook de ce commerce ? »

Non, le fonctionnement de Facebook coûte une fortune et les milliards d’utilisateurs ne payent rien.

Il ne faut pas perdre de vue que la marchandise que vend Facebook, ce n’est pas l’usage des fonctionnalités de son réseau, ce sont les internautes inscrits volontairement sur Facebook.

Mais qui accepterez de payer pour publier sur Facebook en échange d’une non-utilisation de ses données (sans en avoir la certitude).

Alors, arrêtons de jouer à la « vierge effarouchée » et acceptons que vous, moi, les milliards d’inscrits sur Facebook sommes une simple marchandise pour Facebook vendue au plus offrant… rien de plus.

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À propos Olivier Kauf

Je suis journaliste, mais aussi et peut-être surtout depuis quelques années, je suis un influenceur. Les internautes rejettent de plus en plus les publicités et recherchent de l’information au travers d’articles présentant de manière objective des produits ou des services. Aujourd’hui, tout le monde a le réflexe, avant d’acheter, de regarder ce que les internautes en disent. En tant qu’influenceur, je serais ravi de présenter vos produits ou services de manière objective et critique, mais positive pour rassurer les internautes qui hésitent avant de vous faire confiance. Je vous propose de publier les articles, que je peux écrire pour vous, soit sur RiskAssur, soit sur Notre-Siècle, en les recommandant à mes abonnés sur les principaux réseaux sociaux : LinkedIn, Viadeo, Tweeter, Google + et Facebook. Je suis à votre écoute pour répondre à vos besoins, vous pouvez me contactez à olivier@notre-siecle.com

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