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La France n’arrive pas à réduire ces dépenses publiques

Pour faire face à ses dépenses, étant dans l’euro, ce n’est pas elle qui maitrise la planche à billets, qui lui, permettait du temps du Franc de déprécier sa monnaie pour couvrir ses déficits, comme en 1968.

Aujourd’hui, notre pays doit emprunter sur le marché financier pour couvrir ses dépenses, elle ne l’a fait qu’à hauteur de 40 milliards d’euros en 2019, à cause de la discipline budgétaire imposé par les instances européennes, sans pouvoir répondre positivement aux demandes de crédits supplémentaires, qui affluent de toutes parts.

Dans ce contexte, son endettement dépasse désormais 100 % de son PIB, en culminant la dette du pays à 2 415 milliards

Le ministère des finances explique ce taux de 100,4 % par des raisons techniques et le situe à 98,8 %, mais ce n’est pas la question, il ’agit de savoir si nous pouvons continuer à emprunter et à quel taux.

Il se trouve que les fonds souverains en mesure de nous prêter de l’argent en regorgent, au point de chercher des emprunteurs solvables, à qui ils proposent des emprunts à taux zéro, voire à taux négatifs, pour ne pas laisser dormir leurs capitaux et la France fait partie des pays solvables.

Les fonds souverains seraient dans l’embarras si, au lieu de leur demander des prêts supplémentaires, on se mettait à leur rembourser aux échéances, ceux en cours, ils ont l’habitude de consentir de nouveau prêts pour rembourser les anciens, intérêt compris, plus des montants supplémentaires, le tout pour eux est de ne pas avoir à constater d’impayés.

On ne sait pas comment cette situation pourrait se dénouer, si elle devait se dénouer un jour, mais personne n’y a intérêt, il n’est pas question de rappeler aux emprunteurs publics, comme le font les banques vis-à-vis de leur clientèle privée, qu’un emprunt doit se rembourser.

Cependant, le jour arrivera où on finira par se demander pourquoi le fonds souverains on tant d’argent alors que ceux qui en ont besoin, doivent leur emprunter, c’est ici que se situe la réponse, cela doit venir de la distribution des richesses.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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