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La France est confrontée à la bétonisation galopante de ses terres

Il s’avère que depuis des années, entre 16 000 et 61 000 hectares sont soustraites de la nature en métropole, selon les programmes en cours, principalement pour la construction de maisons individuelles et de routes, le problème étant, comment mettre fin à cette hémorragie.

C’est la raison d’être du plan biodiversité présenté en juillet par le gouvernement pour « atteindre l’objectif de zéro artificialisation des sols ».

Selon ce plan, il s’agit de compenser les surfaces prélevées sur la nature par les constructions de toutes sortes, par des surfaces équivalentes rendues à la nature.

Cet objectif est conforme à l’ambition affirmée par le président de la République qui a déclaré « J’ai demandé un bilan très précis pour fixer des objectifs en matière de lutte contre l’artificialisation des sols ».

Depuis, un groupe de travail a été mis en place par les ministres de la ville et du logement, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et du ministre de l’agriculture, qui devra remettre ses propositions en fin d’année pour construire la trajectoire nationale de la France vers l’objectif de zéro artificialisation nette.

France stratégie, l’organisme d’étude et de prospective placé auprès du premier ministre s’est penché sur ce défi dans un rapport publié le 23 juillet en établissant l’état des lieux, pour arriver aux chiffres cités plus haut, qui n’ont pas été sortis d’un chapeau et dont l’imprécision dénote la difficulté de l’établir, en conduisant à une moyenne annuelle de 20 000 hectares, pris en compte par le Commissariat général du développement durable, dans ses publications.

Depuis 1981, la surface totale artificialisée a augmenté en France de 70 %, alors que la population métropolitaine a crû de 19 % seulement l’accroissement de et cette surface est plus importante que celui chez nos voisins européens, ce qui peut aussi s’interpréter comme un signe de gain de richesse.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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