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Il n’y a pas assez de pauvres en France … d’où le projet de révision des pensions de réversion

Les pensions de retraite sont des droits acquis par le travail des salariés et la contrepartie des cotisations perçues par les organismes de retraite, qui dans les régimes par répartition, qui sont les nôtres, sont affectées au paiement des retraites en cours.

Nos régimes sont fondés sur la solidarité entre les générations que la réforme des retraites en préparation pourrait remettre en cause, s’agissant de la réduction, telle que prévue des retraites de réversion dues aux veuves et aux veufs des retraités.

Nous plaçons en tête les veuves, car elles sont nettement plus nombreuses que les veufs et généralement plus vulnérables, ce qui fait que toucher à leurs droits est profondément injuste et inéquitable.

Les supprimer serait un comble, le gouvernement assure qu’il n’en est pas question mais qu’elles pourraient fortement baisser dans le régime à mettre en place, parce qu’elles coûtent trop cher à la collectivité.

En effet les veuves et les veufs perçoivent actuellement 50 % ou 60 %, selon le régime, de la pension qu’a touché ou qu’aurait touché leur conjoint(e) défunt, ce qui représente 36 milliards d’euros par an, soit 1,5 point de PIB.

Auditionné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, le haut-commissaire de la Réforme des retraites, qui la prépare, Jean-Paul Delevoye, a laissé entrevoir ce qui pourrait être le futur calcul de la pension de réversion, sans donner des précisions mais qui risque de faire ; comme c’est son objet ; il y aura beaucoup de perdants.

En effet, dans le nouveau système, la réversion pourrait ne plus être calculée en fonction, du montant de la retraite du conjoint défunt mais en fonction du revenu du conjoint survivant.

Selon le haut-commissaire de la réforme c’est pour « le maintien d’un niveau de vie du survivant, mais sans dire lequel, sans doute une sorte de minimum vital.

Cela fait partie des surprises que nous réserve la réforme des retraites, mais il y en aura d’autres.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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