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Il est question d’abaisser l’âge à partir duquel on peut voter de 18 ans à 16 ans

La question d’avancer l’âge à partir duquel les jeunes peuvent voter, de 18 ans à 16 ans, a été évoqué régulièrement dans les contributions à l’occasion du grand débat des citoyens, organisé par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes.

Par contre, il n’était pas question d’avancer l’âge de la majorité civile, les deux questions n’étant pas liées, rien ne s’oppose à accorder le droit vote à des mineurs, si on les juge capable d’appréhender les problèmes de la vie publique, ce qui, en principe, n’est pas une question d’âge, alors que tous ceux qui ne s’y intéressent pas, n’iront pas voter.

Ainsi, le droit d’être électeur et la majorité civile peuvent juridiquement être dissociés, au sens du droit publique.

Pour ceux qui préconisent ce changement, l’objectif avancé est de faire entrer cette tranche d’âge dans l’équation politique, c’est à dire dans les programmes et parier sur leur mobilisation forte au moment des scrutins et donc sur une diminution des abstentions.

Cependant, force est de constater l’importance du taux d’abstention actuel, parmi les jeunes électeurs, entre 18 et 25 ans, que l’on risque de retrouver, amplifié, au niveau des plus jeunes.

On peut voir comment cela se passe à l’étranger, en sachant que certains pays accordent aux jeunes dès 16 ans le droit de vote, dans des pays aussi différents que l’Argentine, le Brésil, Cuba et, plus près de chez nous l’Autriche et dans certaines provinces en Allemagne.

Accorder aux jeunes le droit de vote augmente le cout des campagnes électorales et des scrutins ont fait remarques certains, mais ce ne serait, qu’ils se rassurent, que de façon marginale.

Plus concrètement, chez nous en France, quelques partis ont proposé à leurs militants encartés de voter à partir de 16 ans lors de leurs élections internes, notamment à l’occasion de l’organisation des primaires en 2017, mais on en ignore les retombées.

Les avis des famille politiques divergent sur cette question et Emmanuel Macron, interrogé, s’est déclaré contre ce qui fait qu’elle a peu de chance de prospérer sous sa législature.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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