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Hier, c’est pas…

C’était d’hier, pas d’aujourd’hui, bien plus ancien que maintenant.

Dans le rue, un clochard rinçait son pain à une fontaine qu’il y avait avant, car désormais, il n’y a plus l’eau courante dans nos rues sauf en cas de grande crue.

On ne savait pas, s’il faisait ça parce que son trognon était sale ou très dur.

Voire peut-être pour les deux raisons.

Car chacun des riverains alentours qui l’aimait bien, en dehors de chez soi, s’accordait pour dire que le bougre était malin, même intelligent, pour continuer à vivre si longtemps.

Ce n’est pas comme aujourd’hui où ceux que l’appelle, loi du marketing soft oblige, les Sdf, n’ont pas la peau si dure et leur date de péremption s’éteint avant même de l’atteindre.

Ce sont les temps modernes qui obliges à cette obsolescence programmée.

Il n’y a plus de bons produits de nos jours à nous.

Mais, revenons-en à notre bon vieux copain, dont les jeunes se moquaient bien, qui ne demandait rien si ce n’est pas, parfois, un peu, beaucoup, souvent, pour s’offrir non pas un lit garni, mais plutôt 5/6 étoiles qui lui allaient si bien pour faire oublier un destin de vagabond.

Pourtant, l’on disait bien, qu’en ces temps, celui qui était là, l’avait voulu, le désirait même, en pensant que c’était mieux qu’un avenir de travailleur amianté.

Mais d’autres ont voulu l’imiter.

Pour les bonnes gens s’en était trop.

Alors l’on inventa les bidonvilles pour confirmer que la volonté n’était pas bidon ; ou plus exactement, pour être complètement précis autant que possible d’une mémoire incertaine, l’on laissa faire ces gens à s’organiser comme feu la cour des miracles dans la capitale du grand Paris.

Mais, trop, c’était trop.

Éradiquées, les belles constructions, éparpillés les trop voyants, juré promis, craché, si je ment je vais au paradis car pas question de me retrouver avec eux en enfer de la vie.

Mais c’était, malgré les trente glorieuses, une promesse de politicien politisé, il n’y a qu’à rôder du côté périphériques et autres grands axes routiers pour constater la nouvelle prolifération de gens portés volontaires pour se loger collectivement en attendant le bon courage villageois de se faire virer vers un autre ailleurs plus prometteur.

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À propos Jean-Claude Barousse

Photographe autodidacte, sans renier son passé “argentique” il a immédiatement pris le “virage numérique” et s’exprime principalement au travers ses images de paysages naturels et urbains. Il publie des articles et tutos dans des revues photographiques notamment les éditions Oracom et pour le compte de RiskAssur. Réalise des chroniques dans un site forum “Photophiles.com” et aide les membres de son forum “PhotoClub” à progresser dans leur pratique photographique. A la demande, il expose ses photographies originales individuellement ou lors de manifestations collectives et donne des cours sur les prise de vue et le développement numérique. Est membre de diverses association d’artistes picturaux”

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