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Les harceleurs seraient-ils des toqués ?

Qui dit harceleur … dit harcèlement, Avant tout, il faut trouver la définition du mots harcèlement, j’ai consulté le Petit Larousse 2018.

On peut y lire, qu’il y a 2 formes de harcèlement.

Harcèlement moral : agissements malveillants et répétés à l’égard d’autrui, susceptible, notamment, d’altérer sa santé physique ou mentale, de porter atteinte à ses droits ou à son avenir professionnel.

Harcèlement sexuel : fait d’imposer à quelqu’un, de façon répétée, des propos ou des comportements à connotation sexuelle,… d’obtenir de lui un acte de nature sexuelle.

Dans les 2 cas de harcèlement, nous retrouvons la notion de « répétition ».

Je me souviens, ça devait au lycée en seconde, l’un des élèves était le souffre-douleur de 3 fortes têtes de la classe. Une situation, malheureusement classique. Effectivement, ça a eu un effet négatif sur ses études, alors que c’était un bon élève, ses notes ont rapidement plongé. Mais c’était au-delà des mots, c’était accompagné de violences physiques.

Heureusement, ses parents ont eu la bonne idée de le changer de lycée, dès le mois de janvier (dans quel lycée… secret… pour le protéger je suppose). Ça a eu, effectivement, un impact sur sa vie et son avenir (probablement positif en changeant d’établissement). Quant aux 3 fortes têtes… ces lycéens n’ont jamais eu leur bac !!!

Revenons à la notion de « répétition », c’est subjectif. Pour certains, 2 ou 3 remarques à connotation sexuelle ou de nature à rabaisser, mettront mal à l’aise et seront perçues comme du harcèlement, pour d’autres, même répété au fil du temps, ces remarques glisseront comme la pluie sur un vêtement imperméable.

Le harcèlement est une sensibilité aux mots, je me souviens – il y a quelques années – dans une société (dont je ne citerai pas le nom), un directeur ne pouvait s’empêcher de faire des compliments (des remarques) à la plupart des femmes de son service. Des remarques sur leur coiffure, leurs vêtements, leur parfum, leur manière de marcher,… sans jamais les toucher physiquement.

Cela peut être assimilé à du harcèlement sexuel, il y avait bien l’effet de répétition. Toutefois, dès que l’une des femmes de son service, lui disait ou lui faisait comprendre « stop », il arrêtait. Certaines ne prêtent pas attention à ce type de remarque, quand d’autres en seront gênées. Bien entendu, sans que les mots soient accompagnés de gestes, à ce moment on dépasse le harcèlement sexuel, c’est du viol.

Le harcèlement moral est différent, il peut être plus dangereux, plus insidieux. C’est le chef de service qui – jour après jour – rabaisse un collaborateur, en critiquant tout ce qui fait, en l’humiliant régulièrement face à ses collègues. Sauf à avoir le « cuir » vraiment épais, il est difficile de ne pas être à la longue perturbé.

Le problème est « où commence le harcèlement ». Dans tous les cas, qu’il soit sexuel ou moral, c’est insidieux, c’est progressif.

Au quotidien, on peut avoir mal fait un travail et se le faire reprocher par son chef. Une femme (ou un homme) peut changer de « look » (manière de s’habiller ou de se coiffer) et avoir un compliment d’un/une collègue. Tout cela n’est pas du harcèlement.

Il ne faut en devenir paranoïaque, à guetter chaque remarque, chaque regard. Mais, il faut être sur ses gardes, et rapidement faire remarquer qu’il y a une limite à ne pas dépasser. Il est possible que le harceleur ne se rende pas compte de ses agissements, le souci est de le stopper dans ses élans avant que ce soit devenu un rituel.

Un chef de service qui commence à dire à un de ses collaborateurs, chaque matin « quelle connerie vas-tu faire aujourd’hui ? ». Je suis persuadé que de lui dire « pas tous les matins », dès les premiers jours de cette répétition, il arrêtera. L’habitude ne sera pas ancrée.

Il ne faut pas que cela devienne, pour le harceleur, une sorte de toc. Comme ceux qui vont vérifier 10 fois qu’ils ont bien fermé leur porte en partant.

Le harceleur peut très bien, tous les jours, faire une remarque de nature sexuelle à une collègue, en se sentant mal s’il ne le fait pas… un toc.

Cela n’excuse pas le harceleur, mais peut expliquer ce processus de répétition.

Tout cela, je le répète, sans qu’il y ait le moindre geste physique, un harcèlement verbal. Le harceleur qui va caresser les cheveux d’une de ses collègues chaque jour… c’est du viol.

Dans le cas du harcèlement moral ou sexuel, il faut bloquer le processus avant d’entrer dans un cercle vicieux qui se terminera… forcément très mal.

Et souvent un simple « STOP » tant que le harceleur n’est pas entré dans un processus de répétition sur la durée dont il n’est plus maître, peut suffire.

Sans perdre de vue que la victime est le harcelé et certainement pas le harceleur.

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À propos Olivier Kauf

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