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Le H5N8 risque d’avoir la peau de la filière du foie gras

Les âmes sensibles ont été émues, à juste titre, par la description du gavage industriel des canards et des oies et du sort réservés à des millions de canetons qui ont la malchance de naître femelles, alors que seules les canards mâles sont bons pour produire les foies de bonne taille pour être consommés frais où être transformés en foies gras.

Le foie gras est un produit festif qui, sous ses diverses formes est devenu, en France, grâce à l’industrie agro-alimentaire accessible au grand public, notamment pour les fêtes, ce qui explique l’importance du niveau des ventes de fin d’année.

De plus, le foie gras français est apprécié à l’étranger, parfois dans des pays aussi lointains que le Japon.

Tout ceci fait que son poids économique est très important dans le sud-ouest de la France, où l’élevage de canards occupe un espace important.

La filière, très éprouvée par une première épizootie qui l’a obligée à faire table rase des élevages en cours, a juste pu relancer un cycle d’élevage dans des installations désinfectées, au moment du passage des oiseaux migrateurs, porteurs du virus de la grippe aviaire le plus virulent et qui sont entré en contact avec les canards élevés en plein air.

Il y a des moments où l’on regrette les élevages en batterie, totalement confinés au lieu de laisser les canards gambader, pour profiter de leur courte vie.

Après les méfaits dus au passage des oiseaux migrateurs, une nouvelle campagne d’abattage massif de canards élevés en plein a débuté dans 150 communes du Sud-Ouest, pour tenter d’endiguer la nouvelle épizootie, qui risque de sonner le glas de la filière, à écouter les éleveurs, qui en sont les victimes.

Que disent-ils ? « La filière est plus qu’en danger, on ne peut pas continuer avec cette épée de Damocles au-dessus de la tête, c’est-à-dire six mois de l’année sans revenu.

Ils attendent des aides de l’État, mais celui-ci pourra-t-il indemniser l’arrêt de la production à la hauteur attendue, après avoir financé l’abattage de centaines de milliers d’oiseaux ?

Dans l’immédiat, il faut stabiliser la situation et imaginer de nouvelles modes d’élevage, à l’abri des oiseaux migrateurs.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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