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La France est victime de l’orpaillage illégal en Guyane

Alors que la dernière mine d’or en Métropole a été fermée, il se trouve qu’en Amérique du Sud et plus particulièrement en Guyane, un département d’outre-mer, on pratique de l’orpaillage en toute illégalité, dans des cours d’eau qui se jettent dans le fleuve Maroni.

La Guyane compte près de 250 000 habitants et est le département le plus boisé avec 98 % de son territoire couvert de forêts, avec une densité de moins de 3 habitants au km2, ce qui donne une idée de son immensité.

Lorsqu’on parle de la Guyane on évoque automatiquement la période du bagne d’antan et moins le Centre national d’études spatiales, le CNES, implanté à partir de 1965.

Le parc amazonien de Guyane, fait l’objet depuis 2008, un an après son ouverture, de missions régulières de surveillance aériennes qui montrent les chantiers boueux des orpailleurs qui labourent les criques et les berges, à la recherche de l’or qui s’y trouve.

La recherche de l’or dans les zones alluvionnaires et dans des galeries sous la canopée entraîne une série de dommages pour les populations amérindiennes dont le mode de vie repose directement sur la qualité de l’environnement et pour l’exceptionnelle biodiversité de ce territoire d’Amazonie.

Les inspections ont dévoilé 139 sites d’orpaillage actifs illicites, en augmentation de 10 % depuis un an.

Des pistes pour les quads ont été tracées dans la forêt, de nombreux puits des mines, des campements et même un village ont été découverts.

L’extraction de l’or s’accompagne d’une pollution généralisée des rivières et des nappes souterraines, car pour extraire un kilo d’or, les orpailleurs utilisent en moyenne 1,3 kg de mercure, qui va se disperser dans l’environnement.

Une expédition de la gendarmerie et des forces de l’armée s’est soldée par la destruction de treize barges, ce qui n’empêchera pas les orpailleurs de revenir, la ruée vers l’or étant le fait de quelques milliers de personnes, bien que la lutte contre ce phénomène soit inscrite dans la charte de l’espace naturel protégé.

En Guyane, près de 200 km de cours d’eau sont pollués et 1 200 hectares de forêts ont été détruits, selon l’Office national des forêts et il semble que la surveillance aérienne des forces de l’ordre oblige à une certaine retenue, mais ce n’est pas le cas dans le reste de la région.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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