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La France doit renforcer ses moyens de lutte contre l’incendie

Un commencement de polémique est né du fait que la France a demandé à ses partenaires européens de mettre deux bombardiers d’eau à sa disposition, après leur avoir prêté plusieurs de ses propres bombardiers d’eau, il y a quelques semaines.

La France est actuellement victime en PACA et en Corse de nombreux départs de feux, dont certains ont du mal à être maîtrisés dans le contexte actuel, chaleur, sécheresse et vent.

Malheureusement, cette situation n’est plus exceptionnelle et risque de se renouveler à l’avenir, dans la mesure où elle est la conséquence du réchauffement climatique, qui s’accélère.

Cette situation met à rude épreuve le personnel et le matériel de lutte contre les incendies, qui montrent actuellement leurs limites.

En France, nous avons, à côté des pompiers professionnels, qui sont des militaires, des pompiers volontaires qui assurent des permanences et qui rejoignent par leurs propres moyens leur caserne, quand retentit la sirène qui les alerte.

Il y a parmi eux de plus en plus de femmes.

De grandes entreprises disposent également, sur des sites particulièrement exposés comme les raffineries de pétrole, leur propre corps de pompier, avec des moyens adaptés aux feux à combattre, c’est également le cas des bases de l’armée et, dans beaucoup d’endroits, des pompiers sont prédisposés, prêts à intervenir, à la moindre alerte, centres commerciaux, théâtres notamment.

Cependant, le matériel s’use, les techniques évoluent et le moment est venu de revoir le dispositif en place, notamment dans le domaine de la surveillance et de la prévention.

Le ministre de l’intérieur, qui vient de se rendre en Corse ou sévit encore un incendie dans une région d’accès difficile, n’a rien dit d’autre, sauf à annoncer la commande de 6 bombardiers d’eau, pour renforcer une flotte vieillissante.

On ne transige pas avec la sécurité quand des vies humaines et la protection des biens et de l’environnement sont en cause et il ne s’agit pas de lésiner sur les moyens financiers à y consacrer.

Je ne suis pas un « ayatollah » des taxes et des impôts, mais, si mes souvenirs sont exacts, il existait dans le temps une taxe spéciale de 15 % perçue sur les primes de l’assurance contre l’incendie, destinée à l’époque au finement du service des pompiers.

Une telle taxe, si elle était rétablie se justifierait plus qu’une taxe existante, sans relation avec les biens assurés, à condition de ne pas être détournée à d’autres fins.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

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