PolitiqueRéflexions

La fiscalité du diesel rejoindra progressivement celle de l’essence

Personne n’a osé imaginer que notre État désargenté, pour alléger les charges qui pèsent sur les automobilistes, irait jusqu’à alléger les taxes spécifiques sur l’essence, en les alignant sur celles qui grèvent le gazole, comme le suggéraient les industries pétrolières, alors que plus crédules avaient espéré qu’il trouverait un juste milieu entre les deux.

C’est malheureux pour les possesseurs de voitures diesel, surtout ceux qui font rouler de vieilles guimbardes, qui en accumulent les défauts, dont une consommation excessive, mais qui n’ont pas de quoi les remplacer.

Ce ne sont pas les éventuelles primes à la casse qui changeront la donne pour la plupart d’entre eux.

La taxe intérieure de consommations sur les « produits énergétiques » et non plus pétroliers, désormais la TICPE, où on a remplacé un P pour pétrole par un E pour énergétiques, pour en faire une taxe écologique, comme quoi, on n’arrête pas le progrès.

Pour le ministre de l’industrie, le très opportuniste Bruno Le Maire, personne ne peut plus comprendre que la fiscalité du diesel et de l’essence ne soit pas la même, sauf ceux qui en bénéficient, en passant dans les stations-service évidemment.

Le programme annoncé par le ministre est une augmentation de 2,6 centimes par litre de gazole chaque année, pendant quatre ans, en plus de la hausse de la composante carbone de la taxe, comme quoi, l’automobile reste l’une des vaches à lait préféré du gouvernement ?

Selon le ministre, les transporteurs routiers, les agriculteurs, les pêcheurs et les chauffeurs de taxi ne subiront aucune hausse de leurs charges fiscales, mais il n’a pas précisé sous quelle forme.

Il reste à fixer le sort des avantages fiscaux accordés aux entreprises pour leurs flottes de véhicules diesel, feront-ils supprimer ou étendues aux voitures à essence ?

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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