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Fin programmée du dioxyde de titane un colorant douteux

Le gouvernement a décidé, par précaution, de suspendre dans les denrées alimentaires le dioxyde de titane, l’additif E 171, suspecté d’être cancérigène à partir du 1erjanvier 2020.

Cette suspension fait suite à un rapport remis au ministre de l’économie par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement e du travail, l’Anses pour faire le point des risques associés à ce colorant très présent dans la confiserie, les gommes à mâcher ou encore les plats préparés.

Le rapport de l’Anses conclut qu’il est impossible de démontrer l’absence de danger lié au E 171, que les nouveaux éléments rassemblés par les experts ne permettent pas de lever les incertitudes sur l’innocuité du E 171.

Suspecté d’être cancérigène, cet additif formé de nanoparticules de dyoxide de titane est très utilisé par les industriels de l’agroalimentaire, bien que certains se sont engagés le retirer de leurs recettes, ce qui fait que le gouvernement a décidé de le suspendre par précaution, un arrêté suspendant la mise sur le marché des denrées contenant cet additif a été signé et est sur le point d’être publié.

Comme cet additif bénéficie d’une autorisation délivrée au niveau de l’Union européenne, cet arrêté, sera notifié à la Commission européenne et aux autres Etats membres, qui se réuniront dans un délai de dix jours pour examiner cette mesure.

Le E171 était visé depuis plusieurs mois et sa suspension était prévue dans la loi Egalim promulguée en novembre 2018 dans la foulée des états généraux de l’alimentation, mais pour son entré en effet, un arrêté ministériel était nécessaire.

L’interdiction de l’171 s’appliquera seulement aux aliments et concernera aussi bien les produits fabriqués « n France et les importations », par contre elle ne s’appliquera ni aux médicaments, ni aux dentifrices.

A cet égard, une étude de l’UFC-Que choisir avait fait ressortir, en 2017 la présence de l’E171 dans près de 4 000 médicaments, dont certains d’usage très courant et dans deux tiers des dentifrices où elle reste autorisée, ce qui forme une sorte d’incohérence.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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