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Fin des navettes autonomes à La Défense

L’établissement public qui gère Paris La Défense a mis fin prématurément aux navettes autonomes qui sillonnent le quartier.

L’expérience, présentée comme une première mondiale dans un environnement aussi complexe, avait vu le jour le 3 juillet 2017, il y a deux ans et aujourd’hui l’établissement public, l’EPAD jette l’éponge et met fin, par un sévère constat d’échec, à son expérimentation de transport en minibus électrique et autonome sur le parvis de La Défense.

Le bilan global n’est pas satisfaisant lit-on dans le communiqué diffusé par l’EPAD, d’une part la technologie n’a pas pu s’adapter aux mutations de l’environnement urbain et, d’autre part, l’objectif de passage en autonomie totale n’a pas abouti, et la vitesse de circulation de la navette n’a pas réussie à progresser et donc à rendre le service attractif.

L’expérimentation avait pourtant connu un départ prometteur, les six premiers mois après son lancement, en sachant que plus de 30 000 voyageurs l’avaient emprunté.

Financé par Ile de France mobilité, l’autorité organisatrice des transports dans la région capitale, y avait dépensé plus de 300 000 euros pour lancer l’opération avec des minibus de la marque française Navya, mis en, oeuvre par l’opérateur de transport publics Keolis.

La navette pouvait transporter 15 personnes et était en théorie capable de se frayer un chemin dans le flux des 500 000 personnes, piétons, vélos, dernièrement les trottinettes électriques et les véhicules techniques, qui empruntent chaque jour le plus vaste espace piétonnier d’Europe.

Alors que l’indice de satisfaction était excellent, il s’est révélé impossible de faire fonctionner la navette sans un opérateur de secours à son bord, donc elle n’était pas effectivement autonome.

Le service relancé en juin 2018, après des pannes techniques affectant deux des navettes, ne s’est pas amélioré, perturbé par des contraintes techniques et la forte mutabilité du parvis de la Défense, ce qui a conduit, finalement, à son abandon.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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