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En fin de vie, il est inutile de souffrir

douleur2503Au-delà de la loi Leonetti et de son évolution avec loi Layes-Leonetti, je crois qu’il faut reconnaître les progrès de la médecine en termes de soins, mais aussi de traitement de la douleur.

Tous les hôpitaux n’ont pas de services spécialisés dans le traitement de la douleur, de la fin de vie. Mais tous les patients ont, grâce à leurs médecins, accès aux antalgiques (les antidouleurs)

Il y a une cinquantaine d’années, c’était hier, les malades atteints de cancers en phase terminale, mourraient dans d’atroces souffrances. À un certain point de la douleur, aucun antalgique – de l’époque – avait un effet suffisant.

En ces circonstances, l’euthanasie aurait pu avoir un sens, mettre fin à la souffrance en réduisant la vie du malade de quelques jours.

Ce qui est important pour un malade, mais également pour ses proches, est qu’il ne souffre pas. Car si par le passé, des malades se tordaient de douleurs dans leur lit en attendant… la mort, quelle souffrance morale pour les proches de voir un être aimé partir dans de si terribles conditions.

Le problème des antalgiques est qu’à forte dose, ils vont – non pas donner la mort – mais peut être raccourcir la vie d’un malade en phase terminale. Loi Layes-Leonetti va, en sens, protéger, juridiquement, le médecin.

Une fois que l’on est au bout du chemin, à la fin de sa vie, je crois que le mieux est de partir le plus sereinement possible, sans souffrir physiquement, sans peur et les médecins ont à leur disposition tout un arsenal de médicaments qui le permettent.

Dans ces conditions, l’euthanasie n’est pas nécessaire et la loi Layes-Leonetti, si elle est vraiment appliquée est une bonne solution (à lire sur le sujet : Euthanasie ou le droit de disposer de soi)

L’euthanasie a un sens pour un patient atteint d’une maladie handicapante qui ne met pas sa vie en danger, mais qu’il ne peut plus supporter. C’est légal en Belgique et pas en France, pour le moment.

Aujourd’hui la médecine permet, quelle que soit la violence de la douleur de ne pas souffrir. Mais douleur ne veut pas dire fin de vie, il y a des cas, où il y a un espoir de guérison et où les médecins mettent le patient en coma artificiel pour quelques jours, pour éviter la souffrance.

Toutefois, personne n’est obligée de prendre des antidouleur en cas de souffrance, chacun doit agir selon ses convictions, ses croyances, sa volonté.

Par contre, je ne comprends, non je n’admets pas, que certains puissent s’opposer à une loi permettant de ne pas souffrir. La loi Layes-Leonetti n’enlève rien à personne, elle ajoute simplement un périmètre de possibilités pour gérer sa fin de vie comme on le désire.

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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