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Un élan de solidarité à Bruxelles qui mérite d’être souligné

La Libre Belgique écrivait le 23 janvier que des étudiants, retraités ou employés étaient « les nouveaux justes » en référence aux personnes ayant sauvé des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il s’agit d’un groupe d’anonymes, de bénévoles qui a lancé une action unique en Europe, soutenue par des ONG qui consiste à héberger chaque soir des migrants, soit dans des centres d’accueil, soit chez eux.

L’initiative qui rassemblait quelques dizaines de personnes à l’été 2017, mobilise désormais 3 000 « hébergeurs » soutenus par 40 000 sympathisants qui rassemblent des fonds afin d’aménager des douches ou de mobiliser de 2 000 à 3 000 personnes pour former une chaîne humaine.

C’est un groupe de citoyens qui s’oppose aux mesures du gouvernement fédéral face à l’immigration, que je n’ai pas à commenter ici, car chez nous, on ne fait pas mieux.

En effet, les temps ont changé, en 1938, la Belgique était le seul pays limitrophe de l’Allemagne, qui ne renvoyait pas, chez les Nazis les juifs, notamment ceux de Vienne, qui après l’Anschluss, tentaient de fuir la mort qui leur était promise, alors que tous, n’y ont pas cru et ont été déportés.

Je peux en témoigner, à la mi-septembre 1938, sans visas, les Luxembourgeois, alors que nous voulions simplement traverser leur pays pour tenter notre chance à leur frontière avec la France, nous ont sorti du train à la gare frontière, nous ont notifié une interdiction de séjour pour 10 ans chez eux et nous mis dans le train en direction de Trèves, où les douaniers Allemands, hilares, nous ont laissés passer.

La nuit suivante, en partant d’Aix la Chapelle, nous avons traversé la frontière avec la Belgique à pied, et là, nous sommes tombés sur deux douaniers, qui après avoir regardé nos papiers, nous ont laissé poursuivre notre chemin, sans rien dire puis, arrivé à Anvers, on nous a laissés y séjourner, jusqu’à notre départ volontaire vers une autre destination (pour en savoir plus sur ce départ, cliquer ICI).

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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