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EDF ne maitrise ni le coût ni la durée des travaux des EPR

Pour l’EPR de Flamanville, s’est sans espoir, si l’Autorité de sureté nucléaire donne le feu vert au démarrage de l’EPR de Flamanville, sa construction aura couté, aux dernières nouvelles 12,4 milliards d’euros, après une nouvelle rallonge de 1,5 milliard d’euros, avec un espoir soir de démarrage, au plus tôt en 2023.

En regardant l’évolution de ce chantier, on peut craindre que l’Ecclésiaste eût raison, en écrivant « CE QUI EST TORDU NE SE REDRESSE PAS » EDF aurait été bien inspirée de mettre fin à la construction de ce premier EPR en construction en France, dès que le chantier a échappé à son contrôle, après les déboires en Finlande.

Alors que son partenaire Chinois a construit et raccordé dans les délais les deux premiers EPR en service dans le monde, chez lui en Chine, avec ses équipes, mais on ignore à quel prix, la malédiction qui frappe ces réacteurs de la 3ème génération semble se reproduire à l’occasion de la construction par EDF de deux EPR à Hinkley Point en Angleterre.

On pensait EDF, fort de son expérience à Flamanville et avec le concours de son partenaire chinois à l’abri de toute mauvaise surprise, or celle qu’elle vient d’annoncer est de taille.

Le coût de cette construction, qui a commencé fin 2016 devrait finalement couter 5 milliards d’euros de plus que prévu et subir un retard de 15 mois pour la première unité et de 9 mois pour la seconde, on en est là pour le moment.

EDF impute le dérapage du cout par la sous-estimation des travaux de terrassement, à de nouvelles exigences de l’Autorité de sureté nucléaire britannique et à l’échec d’un plan de réduction des coûts qui n’a pas donné les résultats escomptés.

Il est trop tôt pour en estimer les conséquences financières, qui auront un impact sur la rentabilité pour EDF et son partenaire chinois, qui financent la construction en contrepartie d’un prix de vente garanti de l’électricité produite pendant 35 ans.

Pour EDF, il s’agira de trouver sa part de financement, pour un projet à haut risques, alors qu’elle est lourdement endettée et doit financer la mise à niveau de son parc nucléaire français.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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