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Les députés de l’opposition volent au secours des retraités victimes d’une injustice flagrante

Le Président Macron a fait insérer dans la première loi de finances de son quinquennat sa décision de transférer 20 milliards d’euros de charges, d’un groupe social à un autre, les bénéficiaires étant les salariés du secteur privé et les perdants les contribuables soumis à la CSG.

Au passage, il a décidé, pour renflouer les caisses de l’Etat, d’étaler l’avantage promis aux salariés du privé, dans le temps, alors que les payeurs sont taxés de 1,70 %, dès le 1er janvier 2018, sans savoir si cette nouvelle charge sera déductible ou non de leur revenu imposable.

En fait, trois groupes sont concernés par ce prélèvement, celui des commerçants et des profession libérales, qui peuvent arrondir leurs fins de mois, les fonctionnaires et les retraités, corvéables à merci.

Il a rapidement cédé aux fonctionnaires, dès que ceux-ci ont fait mine de se mettre en mouvement, en leur annonçant des compensations financières, ce qui fait qu’il ne reste plus que les retraités à faire les frais de l’opération, parce que dépourvu de tout pouvoir de nuisance.

Comme tout ne peut pas se décider ailleurs qu’au Parlement, à commencer par l’Assemblée nationale puis le Sénat, l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, le PLFSS 2018 a démarré le 17 octobre, en commission des affaires sociales, où les députés de l’opposition se sont empressés de dénoncer une mesure « injuste » qui va toucher une partie de la population.

« Un véritable coup de poignard porté à nos retraités » a lâché un député du parti Les républicains, une sémantique qui a semblée outrancière au rapporteur général du parti majoritaire La République en marche, en lançant ce rappel à l’ordre, tout en cherchant à désamorcer une montée en tension, prévisible.

Pour le moment, les hostilités sont suspendues, en attendant la reprise des débats sur cette question de société à la semaine prochaine, ce qui donne aux députés de la majorité, qui ont des comptes à rendre à leurs électeurs, le temps de réfléchir.

On peut être dans la majorité, sans être sourd et aveugle.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

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