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Dans le cas de Vincent Lambert il ne s’agit plus d’un pas d’acharnement thérapeutique

Il y a acharnement thérapeutique, si des soignants poursuivent un traitement sur un patient en fin de vie, dont l’état justifie uniquement des soins palliatifs.

Le cas de Vincent Lambert est tout autre, il est en état végétatif depuis 2008 et maintenu en vie artificiellement, parce que sa mère et une partie de la famille s’opposent à y mettre fin.

La famille s’entre déchire à ce propos, car sa mère s’oppose à toutes les décisions de justice autorisant le CHU de Reims  a décidé, une fois de plus, d’arrêter le traitement de maintien artificiel en vie.

C’est reparti pour un tour, le CHU vient de décider, une fois de plus, un arrêt des traitements et, la mère de Vincent Lambert qui a manifestement épuisé toutes les voies de recours françaises et communautaires, interpelle le président Emmanuel Macron dans une lettre ouverte.

Elle écrit « Mon fils a été condamné à mort » en attirant son attention sur le sort de son fils hospitalisé dans un état végétatif depuis 2008, alors que le CHU a décidé, au terme d’une quatrième procédure collégiale, un arrêt du traitement sous dix jours, une fois de plus.

Elle écrit « Vincent est handicapé, mais il est vivant ».

La mère de Vincent Lambert veut que son fils soit transféré dans un établissement spécialisé, une demande rejetée par la Cour de cassation, en décembre 2017, qui avait botté en touche en rappelant que seule Rachel Lambert, sa femme et tutrice légale depuis 2016, pouvait le demander, en sachant qu’elle est favorable à l’arrêt des traitements.

Cette lettre ouverte, adressée à Emmanuel Macron vise à ce que le président de la République fasse annuler une décision médicale qui vient après une décision similaire, qui l’avait jugé légale et conventionnelle par le Conseil d’État la Cour européenne des droits de l’homme, en 2014 et en 2015.

François Hollande a été saisi en 2017 pour intervenir auprès du CHU de Reims, mais il a également botté en touche en répondant qu’il ne lui appartient pas de décider en cette matière.

C’est maintenant à Emmanuel Macron de répondre, c’est certainement la pire des décisions à prendre pour un président de la République, depuis l’abrogation de la peine de mort, qui le dispensait de répondre à des demandes de grâce de condamnés à mort.

Pour la mère de Vinent Lambert son fils a été condamné à mort et elle demande sa grâce.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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