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Consultation d’un généraliste hors parcours de soins

Tout assuré social, passé 16 ans, doit déclarer son médecin traitant auprès de l’Assurance maladie de sa caisse de Sécurité sociale, pour bénéficier du remboursement intégral au tarif de celle-ci, soit 70 % de 25 euros, le prix actuel de la consultation en secteur, 1 moins 1 euro de retenue sur chaque acte médical.

S’il ne suit pas le circuit médical, son remboursement est ramené à 30 % de 25 euros, soit à 7,50 euros moins 1 euro et il touche seulement 6,50 euros.

Les 40 % perdus ne sont pas, d’une manière générale remboursées par les assurances santé complémentaires.

Dans ces conditions, il va de soi de choisir, à la première consultation, son médecin traitant et d’éviter toute consultation hors parcours, à condition de trouver un généraliste qui accepte de devenir le médecin traitant.

C’est ici que le bât blesse car, même dans les zones qui ne sont pas spécifiquement des déserts médicaux, il devient de plus en plus difficile de trouver un médecin en catégorie 1 et parfois en catégorie 2, qui accepte de nouveaux clients.

Face à cette situation, certaines caisses d’assurance maladie, pour ne pas pénaliser les assurés de leur ressort, choisissent de maintenir l’enregistrement de médecin traitant après le départ à la retraite de celui-ci où, d’une manière générale, à éviter aux assurés la pénalité pour absence de médecin traitant.

D’ailleurs, le directeur général de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, conscient de cette situation a demandé fin février dernier à toutes les caisses de neutraliser provisoirement la pénalité, le temps d’essayer de résoudre cette difficulté, qui concerne 4 millions d’assurés et qui risque de s’aggraver.

La solution sera difficile à trouver car les jeunes généralistes ne souhaitent pas suivre les journées de rallonge de leurs aînés, qui partent à la retraite, en voulant équilibrer, mieux qu’eux vie professionnelle et vie privée.

Pour le moment, c’est sans solution, sauf à mettre fin à cette obligation.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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