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Chasse aux conseils qui parasitent les administrations

La chasse aux 1 200 conseils qui parasitent les administrations est ouverte pour faire des économies budgétaires.

Ces conseils ou commissions, composés de sachant plus ou moins autoproclamés ont été constitués au fil du temps, chaque fois qu’il y avait un problème à régler et, par la suite, ils n’avaient aucune raison de se séparer.

Georges Clemenceau, qui avait vu juste disait « Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission » quant au Général de Gaulle qui les subissait une fois à la tête de l’État, il les désignait par « comités Théodules ».

Ces commissions, vu leur nombre, représentent une charge financière lourde, pour l’État, bien que non globalisée et difficile à chiffrer parce qu’assumée par leurs ministères de rattachement qui en assurent le fonctionnement.

C’est dans ce contexte que le Premier ministre veut rationaliser les 1 200 conseils, commissions et instances diverses qui dépendent de son gouvernement, en sachant qu’il en existe aussi au niveau des structures locales, mais qui ne sont pas de son ressort.

Le Premier ministre a annoncé aux députés qu’une partie de la réduction de l’impôt sur le revenu, annoncée par le président Macron, serait financée par la suppression d’organismes juges inutiles.

Les documents budgétaires ont permis d’identifier 387 commissions et instances délibératives, 484 opérateurs de l’État et 26 autorités administratives indépendantes qui elles ne sont pas visées par cette chasse au gaspi.

Malgré la volonté affichée par les gouvernements successifs et du présent, de s’attaquer à cette situation, aucun progrès notable n’a été constaté et de nouvelles instances ont vu le jour, même sous l’actuel gouvernement.

Citons le Haut conseil pour le climat, chargé de surveiller la politique française en matière de lutte contre le réchauffement climatique, tache déjà confiée, dans ses grandes lignes, au Conseil national de la transition énergétique existant, comme quoi, rien ne change dans l’action dans la sphère publique.

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Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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