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Chaque jour fait son pain

Il y a des libertés qui me font honte même si je n’y peux rien.

Dans un édito de bon matin, je lis : « Boulangeries : la concurrence déloyale des supérettes leur a coûté 19 millions d’euros ! ».

Bouh, monsieur l’épicier ce n’est pas bien de faire son pain sur le dos des autres.

Mais est-ce bien de leur faute à ces indépendants qui, généralement, surtout ceux qui vendent du pain, sont esclaves dépendants des grandes marques de distribution qui en toute franchise les serrent à la gorge pour que le ruissellement leur soit profitable jusqu’à la lie.

Qui fournit les ingrédients nécessaires, utiles, indispensables pour la cuisson de la pâte à pain déjà préparé ? Qui fournit les petits fourneaux pour une douce cuisson de bon appétit ? Bien sûr, ceux-la sont tus, mieux vaut taper sur les indépendants salariés sans droit du travail si ce n’est de travailler comme un patron pour même pas 2 000€/mois.

Et tout cela serait de la faute du non respect de fermeture hebdomadaire obligatoire pour les artisans boulangers.

Or, nombre de ces derniers aimeraient bien pouvoir avoir la possibilité d’ouvrir 7 jours sur 7.

Mais qui les en empêche ? Ils sont au bout de ma ligne, mais je n’arrive pas à les nommer.

Il est dit, et ce n’est pas moi qui le dit, mais ne fait que le rapporter, que lesdites boulangeries se doivent de respecter ce congé de semaine fautes de moyens d’ouvrir plus grand.

Or, et encore or, lesdites supérettes, elles , en ont les moyens.

Et même que certaines tentent le coup d’être présentes 7 jours sur 7, 365 jours/an et…24h/24.

Et monsieur le boulanger ne le pourrait pas ? On nous fait miroiter que l’artisan en mourrait.

Mais, bien souvent, surtout lorsque le temps n’est pas au bout, le pain proposé ressemble à s’y méprendre à du vieux pain de mie proche de la date fatidique de péremption.

Alors pourquoi payer si cher si c’est pour avoir moins bon sans vouloir singer une pub célèbre ? Mais ce serait sympa que le client, par exemple un lundi dise : « bonjour, Monsieur l’épicier, une baguette bonne comme à l’habitude » et celui-ci de dire : « Pas aujourd’hui, c’est jour de fermeture décidé par l’artisan boulanger. Moi, je ne suis qu’épicier » !

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À propos Jean-Claude Barousse

Photographe autodidacte, sans renier son passé “argentique” il a immédiatement pris le “virage numérique” et s’exprime principalement au travers ses images de paysages naturels et urbains. Il publie des articles et tutos dans des revues photographiques notamment les éditions Oracom et pour le compte de RiskAssur. Réalise des chroniques dans un site forum “Photophiles.com” et aide les membres de son forum “PhotoClub” à progresser dans leur pratique photographique. A la demande, il expose ses photographies originales individuellement ou lors de manifestations collectives et donne des cours sur les prise de vue et le développement numérique. Est membre de diverses association d’artistes picturaux”

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