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Ces drones qui nous survolent

drone2502Depuis des mois, nous apprenons qu’un drone a survolé – sans aucune autorisation – un lieu stratégique, généralement une centrale nucléaire.

Depuis quelques jours, des drones sont réapparus et survolent Paris, en s’intéressant à des endroits spécifiques tel que la Tour Eiffel, l’Ambassade des États-Unis, les Invalides,…

Il ne faut pas confondre les drones civils, dans la majorité des cas de petits quadricotères, aux drones militaire qui sont des avions sans pilotes et d’une taille respectable.

À l’origine, il y a seulement quelques années, étaient relativement cher (des milliers d’euros), réservés à des usages professionnels et pas si simple que cela à piloter.

Mais, des fabricants, tel que la société française Parrot, ou la société américaine 3D Robotics sont arrivés sur le marché et ont proposé des drones bon marché (quelques centaines d’euros) et très simple à prendre en main et à piloter.

Personnellement, j’ai acheté, il y a 3 ans, un drone de chez Parrot, juste pour voler dans mon jardin à la campagne. Lors du premier vol, il y a une crainte réelle de… s’écraser et puis rapidement on se rend compte que ça vole tout seul. Il suffit de lui indiquer la direction où l’on veut aller, de monter plus ou moins et même s’il y a un peu de vent, le drone reste totalement stable.

Mais ce type de drone, qui se pilote avec une tablette en étant connecté en Wifi, ne peut s’éloigner que de quelques dizaines de mètres, voire un peu plus de 100 mètres avant de perdre entre la tablette et l’objet volant.

Donc pas utilisable pour survoler un bâtiment de loin, se sont des drones-joués.

Mais, aujourd’hui, nombre de drones ne se pilotent plus avec une tablette et une liaison Wifi, mais avec d’autres fréquences radio, celles utilisées en modélisme, la bande de 2,4 Ghz où celle de 5,8 Ghz qui ont une portée de l’ordre de 2Km (portée qui peut varier, la propagation des ondes radio est toujours capricieuse).

Il se serait vendu plus de 25 000 drones de ce genre, en 2014, en France.

Il est certains que les drones qui ont survolé Paris utilise cette technologie. Brouiller les ondes autour des zones sensibles semble complexe et les brouilleurs d’ondes pourraient perturber d’autres services comme le téléphone, la radio, la télévision,….

Un drone repéré dans le ciel, de nuit pas dessus le marché, est pratiquement impossible à suivre. En dehors des petites diodes rouges et vertes (qui peuvent être débranchées avant le décollage) c’est engin volant passent inaperçus, juste le bruit des moteurs lorsqu’ils sont en approche.

Le pilote n’a pas besoin de lumière, les caméras embarquées voient parfaitement dans le noir et une ville comme Paris n’est jamais dans la pénombre.

Au moins 5 drones qui survolent Paris le même soir, ce n’est pas le fait du hasard, les pilotes de ces engins se sont mis d’accord.

Mais, le plus important, aujourd’hui et de se demander pourquoi ces survols d’endroits remarquables à Paris.

En tant que tel un drone n’est pas dangereux, ce sont des engins assez léger, généralement autour d’un kilo. Donc s’il s’écrase, contre un immeuble, il ne causerait que peut de dommage, un carreau cassé au pire. S’il s’écrase dans la rue, il peut heurter un piéton ou plus dangereux, faire peur à un automobiliste au risque de provoquer un accident.

La capacité, des drones observés, d’emporter des charges est assez faible, ils peuvent embarquer un petit appareil photo ou un caméscope, c’est tout. Donc une charge explosive ne pourrait pas créer d’important dégât, même contre une centrale nucléaire.

Par contre, ils pourraient larguer de produits chimiques très dangereux comme du gaz sarin (qui avait été utilisé lors d’un attentat dans le métro à Tokyo).

Espérons que ce soit des plaisantins qui survolent des lieux interdits pour le plaisir de réaliser des prises de vues inédites et de braver… l’interdit.

Mais le jour où certains se feront prendre par les forces de l’ordre, ils devront s’expliquer et ils risquent d’être lourdement sanctionné par la justice (jusqu’à 1 an de prison et 45 000 euros d’amende).

Des drones au dessus de Paris. Est-ce dangereux ?

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À propos Olivier Kauf

Je me rends compte que j’arrive très facilement à parler de n’importe quel sujet, la page blanche ne me fait pas peur. L’écriture est quelque chose de passionnant, une fois le sujet trouvé et délimité, je laisse courir mes doigts sur le clavier et les idées s’enchaînent, mais parler de moi c’est difficile. Depuis plus de 30 ans, j’ai toujours été indépendant. Ainsi, au fil des décennies, j’ai rempli de nombreuses missions : enseignement, conseil stratégique, gestion de crises, organisation, conseil en organisation informatique (et développement de logiciel), coaching de groupe et individuel. Puis, au début des années 1990, sans laisser tomber mes missions de conseil, j’ai participé à la conception et à l’animation du magazine professionnel RiskAssur (site du magazine : https ://www.riskAssur-hebdo.com). Je suis au sein de RiskAssur à la fois Directeur de la Publication et en charge du développement. Enfin, depuis le début de 2015, je suis le Rédacteur en Chef de Notre-Siècle (http ://notre-siecle.com), le site sur lequel vous vous trouvez actuellement.

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