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Bruno Le Maire a une fois de plus de quoi surprendre

Transfuge de la droite, on comprend qu’il veut plaire à son nouveau patron, mais il y a des limites à tout.

Après avoir dit, à propos de la grogne des retraités, pénalisés par la hausse de la CSG qu’ils sont riches et qu’ils peuvent payer, il a affirmé sur France Inter, quelques jours avant une grande pagaille, qui immobilisera la France, face à la grève de la SNCF « Nous tiendrons, quel que soit la durée de la grève ».

Or, en tant que ministre de l’économie et de finances, il devrait savoir que notre pays n’a pas les moyens de se payer une grève des transports, telle qu’annoncée par les syndicats et, au lieu d’y assister passivement, il devrait tout faire pour l’éviter.

Dès le lendemain des fêtes de Pâques, les Français ne seront pas dans la rue, mais agglutinés dans leurs voitures, matin et soir, à l’entrée et à la sortie des villes et comme ils ne seront pas bloqués par la neige, personne ne viendra à leur secours, même pas le ciel, qui cette fois-ci ne sera pas en mesure de provoquer le dégel.

Ce sera fini de la création d’emploi que l’on doit aux mesures prises par François Hollande qui n’a pas pu en profiter, parce qu’elles sont arrivées trop tard, ni de la fragile reprise, attendue depuis 10 ans, depuis 2008.

Certes la réforme de la SNCF est incontournable et même le cheminot le comprend bien, mais ils ne veulent pas que cela se fasse par une voie technocratique, en contournant le Parlement, soi-disant pour gagner du temps.

La mini-réforme du Code du travail a pu se faire par ordonnances, parce que personne n’y a rien compris, en revanche, les cheminots qui ont reconstruit leur outil de travail après la guerre, y sont très attachés et tous les Français tiennent à leur réseau de chemin de fer, même ceux qui prennent rarement le train.

Beaucoup de Français se souviennent de la pagaille de décimètre 1995, causée par un Premier ministre « droit dans ses bottes », il a fallu attendre la veille des fêtes de fin d’année pour le président Chirac sonne la fin de partie.

Cette fois-ci, les vacances, celles d’été sont loin et c’est le président de la République, lui-même qui est en première ligne, faute de fusible et ce n’est pas Bruno Le Maire qui pourra voler à son secours, même s’il le nomme Premier ministre.

Il faudrait siffler la fin de partie avant Pâques, pour donner du temps au temps pour réformer la SNCF avant la fin de l’année, car autrement, il n’y arrivera pas.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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