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Brûler des voitures est un phénomène inexplicable

Chaque année, la nuit du 31 décembre des individus non identifiés mais, avec le temps, sans doute plus ou moins connus, mettent le feu à près d’un millier de voitures.

Cette pratique, partie de la périphérie de Strasbourg n’a heureusement pas fait tache d’huile, malgré quelques cas isolés ailleurs.

Il semble s’agir de pratiques locales, des sortes de joutes qui consistent souvent, à mettre le feu aux voitures de ses voisins, dont c’est souvent leur seul moyen de déplacement pour se rendre à leur travail, ce qui les rend particulièrement stupides et odieuses.

Les pouvoirs publics semblent baisser les bras devant cette pratique qui pourtant n’a rien de folklorique, mais la nuit du réveillon il y a tellement à faire. Par contre ces feux de voiture, le long des trottoirs, mobilisent les pompiers, pour éviter leur propagation.

Le décompte des voitures incendiées vient de faire polémique, déclenché par un communiqué du ministre de l’intérieur qui assure que le phénomène est contenu par rapport au passé car, sur les cinq dernières années, leur nombre a diminué de 20 %.

En fait, il n’en est rien, car le décompte ne porte plus sur les voitures incendies mais sur les « mises à feu directes » c’est-à-dire les départs de feu.

Cette distinction peut paraître futile aux non-initiés mais elle permet de faire apparaître une statistique différente de celle du passé.

Si l’on se reporte aux chiffres des quatre derniers réveillons, on constate, selon les chiffres publiés par la presse : 1 193 voitures incendiées en 2013, 1 067 en 2014, 940 en 2015 et 804 l’an dernier, ce qui correspond à une baisse réelle, alors que cette année, le chiffre tournerait autour de 954 voitures incendiées, soit 150 de plus qu’il y a un an.

Que faire pour mettre fin à une telle aberration de l’esprit ?

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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