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Brexit : séparation d’abord … relations on verra après

Tout céder au Royaume-Uni serait une erreur à ne pas commettre une fois de plus.

L’adhésion du Royaume-Uni à l’Union européenne reste marquée par la célèbre phrase prononcée en 1979 par son Premier ministre de l’époque, Margaret Thatcher « I want my money back » (je veux qu’on me rende mon argent) et qui est resté depuis son leitmotiv et pas seulement.

Le Royaume-Uni a refusé la monnaie unique, puis les accords de Schengen et d’autres nombreux accords avec les pays de l’Union, le positionnant ainsi à l’écart de grands projets européens.

On lui a beaucoup cédé au point que c’est la France qui le protège encore contre l’arrivée sur son île des réfugiés dont il ne veut pas et qu’elle doit prendre en charge y compris un grand nombre de mineurs isolés.

Après le vote du Brexit, l’Union européenne doit présenter la facture au Royaume-Uni, avant d’entamer avec le gouvernement de Theresa May, la première ministre britannique, la sortie du Royaume-Uni, en activant l’article 50 du traité européen.

C’est Michel Barnier, qui a été désigné négociateur en chef pour l’Union européenne, alors que la Commission se tient à une ligne ferme, où il n’est pas question de commencer à discuter de la future relation commerciale, qui tient au cœur de la Grande-Bretagne, tant qu’on ne sera pas d’accord sur les principes de la séparation.

Pour la commission, l’un des sujets prioritaires, sans doute le plus explosif, porte sur les conditions financières de la sortie, alors que l’on sait que les Britanniques sont « atrophiés du col de la bourse » dès qu’il s’agit de payer quelque chose dans le cadre européen.

Or ici, il ne s’agit pas de « queues de cerises » mais, à en écouter la Commission, de 40 à 60 milliards d’euros, constitués pour l’essentiel des restes à liquider dans le budget de l’Union européenne, des montants peu contestables.

À ces montants, il faut ajouter une proportion de tous les prêts ou garanties accordées par l‘Union au nom de ses membres.

Les 27 devront approuver prochainement ce raisonnement, lors d’un Conseil spécial, en vue de son application.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , "Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend "  en ajoutant " à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit "

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