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Le BIO gagne les grandes surfaces au risque de se banaliser

Il y a peu d’années, le bio était réservé à quelques activistes du manger sain, qui acceptaient de payer cher pour des fruits et légumes rabougris, vendus plus cher que les autres, pour avoir été cultivés à l’ancienne.

J’en connais un, qui à soixante-quinze ans, après des années de manger bio, a chopé une maladie chronique du pancréas, qui le réduit à un régime sans matière grasse et sans la moindre goutte d’alcool, trop vieux pour être opéré, il attend la mort, mais on ne peut pas dire que ce n’est le bio qui l’aura tué.

Toutes les grandes chaînes se mettent à distribuer des produits bio pour compenser la perte de part de marchés pris par le commerce en ligne, en ouvrant par ailleurs une multitude de petites surfaces de proximité pour capter les clients à la sortie du travail et de moins en moins motorisés pour se rendre dans les grandes surfaces car, pour le commerce, tout est bon « pour vendre ».

L’heure est de faire peur aux consommateurs, facilités par les scandales alimentaires à répétition, imputables aux pesticides, aux insecticides herbicides et engrais chimiques, utilisés dans la culture traditionnelle aux rendements élevés, mais pas par la culture bio, ce qui en fait la différence.

Ceci a fait permis, au fondateur d’un important groupe de distribution, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’inauguration de son premier hypermarché, d’évoquer la « démarché militante » de ses enseignes, alors que c’est du marketing pur, de l’aveu de la quasi-généralité des enseignes, c’est une question de survie.

Aujourd’hui, la concurrence s’épuise alors que le pouvoir d’achat du consommateur « lambda » est en berne et que la mère de famille cherche avant tout à pouvoir nourrir sa famille avec l’argent qu’elle a, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas, même occasionnelle, une clientèle pour le bio, dans les grandes surfaces.

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À propos Judex

Judex est un juriste de la vielle école qui a fait sienne la maxime du professeur Léon Mazeaud, son président de thèse de doctorat , “Que le droit ne s’apprend pas mais se comprend ”  en ajoutant ” à la condition d’avoir, si possible, l’intelligence du droit “

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